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La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence de Amadou Daouda Diallo, chef de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce. « Les négociations entre l’Union Européenne et l’Afrique de l’Ouest avancent dans la perspective d’Accord de ¨Partenariat Economique opérationnel à partir de 2008. L’objectif ultime de l’APE doit être la lutte contre la pauvreté et le développement humain durable, c’est à dire la construction d’un avenir meilleur pour notre sous-région, ce qui implique des changements importants pour les économies ouest-africaines. Tout le monde en convient : les APE doivent, avant tout, être au service du développement. En facilitant l’intégration des pays ACP dans l’économie mondiale et en renforçant les initiatives d’intégration sous-régionale, les APE devraient stimuler le développement économique, la croissance des exportations, contribuant ainsi à un développement durable et à l’allègement de la pauvreté. L’article 20 de l’Accord de Cotonou fixe le cadre général qui doit aider les partenaires de la Coopération à atteindre ces objectifs de développement » a souligné Amadou Bocar Téguété, président du Comité national de pilotage des acteurs non étatiques.
Pour que l’APE soit un véritable instrument de développement au service de nos pays, a poursuivi M.
Téguété, il doit viser la création de richesse et d’emplois en Afrique de l’Ouest. Pour ce faire, il devra contribuer à la construction de marchés régionaux ainsi que d’un environnement des affaires favorable. L’APE doit, en plus, favoriser le maintien de l’accès aux marchés européens pour les exportations d’Afrique de l’Ouest et un accès plus large quand c’est possible, avec des règles simplifiées.

« Les APE ne doivent plus être considérés comme accords commerciaux au sens classique, fondés sur la recherche d’avantages réciproques. L’objectif des APE est de favoriser l’intégration régionale et le développement économique » a-t-il conclu.

Egalement pour le chef de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, l’Accord de Partenariat Economique Régional (APER) devrait être avant tout, un instrument de développement permettant de créer un marché régional, étape nécessaire pour faciliter l’intégration harmonieuse et graduelle de la région à l’économie continentale et à l’économie mondiale.

Les négociations de cet Accord de Partenariat Economique devront tenir compte des priorités de développement de la région Afrique de l’Ouest dont l’objectif ultime est l’amélioration des conditions de vie de nos populations par la réduction, voire l’éradication de la pauvreté. Les actions entreprises par la CEDEAO, en collaboration avec l’UEMOA, mandatée pour mener les négociations, visent à promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest. En vue de la création du marché unifié, les deux institutions régionales ont adopté une stratégie d’intégration qui prévoit un processus de concertation et de convergence entre elles.

« Nous devrons imprimer à la mise en œuvre de cette stratégie une accélération soutenue pour permettre la réalisation des objectifs assignés dans des délais convenables. Les acteurs non étatiques peuvent y contribuer compte tenu de la place appropriée qui leur est réservée grâce à l’approche participative retenue pour la conduite des négociations. Devant l’éventualité d’un APE avec l’UE, le Mali doit se préparer sérieusement à la concurrence régionale et européenne en améliorant, entre autres, sa compétitivité afin d’en tirer un meilleur parti  » a conclu le chef de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce.

Les participants ont planché sur trois thèmes : la participation des ANE dans les négociations d’un APE entre la CEDEAO et l’Union Européenne, les stratégies pour une implication effective des ANE dans les négociations d’un APE entre la CEDEAO et l’Union Européenne et l’état des lieux des négociations d’un APE entre la CEDEAO et l’Union Européenne.

Yaya SIDIBE

01 Août 2006