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« Le présent accord imprime une dynamique nouvelle à la marche du peuple malien vers la paix et la sécurité, la consolidation de l’intégrité territoriale, des institutions républicaines et démocratiques… » Voilà ce qu’on peut retenir du médiateur de la Cédéao après la signature le 19 juin à Ouaga de l’accord préliminaire entre le Mali et les groupes armés qui sévissent à Kidal.

L’accord, selon le président du Burkina Faso, ouvre la voie à des pourparlers inclusifs visant l’établissement d’une paix définitive, la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, la réconciliation de la nation malienne avec elle-même, l’avènement et la consolidation d’une bonne gouvernance dans toutes ses composantes politique, économique, sociale et culturelle, vecteur de développement et de bien-être partagés.

« Enfin, il présente la vertu cardinale d’être ouvert à l’adhésion d’autres groupes armés maliens existants non-signataires, qui s’engagent à respecter toutes ses dispositions sans condition ».

Aux dires du médiateur, le processus de sortie de crise par le dialogue que vient d’être matérialisé doit consolider et accélérer la dynamique d’édification d’une nation malienne prospère, riche de sa diversité, de son unité et de sa cohésion, d’une nation malienne mobilisée pour enrayer les fléaux de l’extrémisme religieux, du terrorisme, des trafics illicites et de la criminalité transfrontalière.

« Je vous exhorte à être les acteurs majeurs de la bonne application des dispositions de cet accord pour lequel, le succès de l’élection présidentielle dans l’immédiat, ainsi que celui des pourparlers inclusifs à venir seront les marques significatives et concrètes ».

Théoriquement l’accord de Ouaga imprime une dynamique nouvelle à la marche du peuple malien vers la paix et la sécurité, la consolidation de l’intégrité territoriale, des institutions républicaines et démocratiques. « Il confirme les immenses vertus dont recèlent le dialogue et la concertation, dans la résolution des crises intercommunautaires qui secouent ou menacent de nombreuses régions sur notre continent ».

Idrissa Sako

Les Échos du 20 Juin 2013