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La Commission Commerce, Douanes et Libre Circulation des Personnes de la CEDEAO est en conclave à Bamako depuis hier. L’Accord de Partenariat Economique dont la conclusion est projetée à juillet 2009 est au centre de leur préoccupation, afin qu’il soit porteur du développement durable de la sous région Afrique de l’Ouest.

Selon le président de la Commission Commerce, Douanes et Libre Circulation des Personnes, Manuel Sérifo Nhamajo, le but de cette réunion consiste à offrir aux honorables membres de la Commission l’occasion de débattre des négociations au titre de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne.

La Commission s’emploie à définir le rôle du Parlement de la CEDEAO dans les négociations et à formuler des recommandations en vue d’optimiser les avantages de l’APE pour les citoyens de l’Afrique de l’Ouest.

Au cours des présentes assises, les députés s’attacheront à formuler des recommandations de nature à accélérer la mise en œuvre des négociations au titre de l’APE, a déclaré Manuel Sérifo Nhamajo. Le thème de cette réunion est : « affiner le rôle du Parlement de la CEDEAO dans les négociations de l’APE en vue d’optimiser les avantages pour les citoyens de l’Afrique de l’Ouest ».

Selon le président de l’Assemblée nationale du Mali, Dioncounda Traoré, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, cette réunion de la Commission traduit la reconnaissance du rôle que doivent jouer les parlementaires dans l’accompagnement du processus de négociation des APE.

« Il ne s’agit pour nous de nous ériger en négociateurs des accords, mais plutôt de faire entendre la voix des peuples dont nous sommes les représentants élus, par un suivi vigilant des ces négociations, capitales pour leur devenir. Il s’agit pour nous de nous assurer que leurs préoccupations soient réellement prises en compte, tout au long du processus», a déclaré le Pr. Dioncounda Traoré.

Le président de l’Assemblée nationale du Mali a indiqué que les APE offrent de grandes opportunités aux pays ACP, mais à la condition sine qua non qu’ils soient conformes à la lettre et à l’esprit de l’Accord de Cotonou. Selon lui, ce dernier en fait de véritables outils de développement.

Cependant, des risques de dérives sont très vite apparus comme ceux de voir voler en éclat la solidarité intra ACP, entre régions et dans les régions ; l’ouverture des marchés ACP aux produits européens, mais aussi le risque de voir la conformité des échanges commerciaux des pays ACP aux règles de l’OMC, devenir les effets principaux des APE, entre autres.

Dioncounda Traoré a salué les chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté pour leur vigilance, leur ferme attachement aux intérêts de nos peuples, pour leur refus de céder aux pressions qui auraient mené, à la date du 31 décembre 2007, à un accord mal ficelé.

Il s’est félicité de la confirmation que les deux accords intérimaires signés dans notre sous région par le Ghana et la côte d’Ivoire cesseront d’exister dès lors que l’APE régional complet sera signé, et que des dispositions d’harmonisation soient déjà en cours dans ce sens, conformément aux directives de ladite 33è Conférence ordinaire.

Les défis qui pointent à l’horizon sont, entre autres, à ce jour : la sauvegarde et l’approfondissement de l’intégration régionale, la conclusion en juin 2009 d’un APE porteur de développement et vecteur d’intégration régionale accélérée, conformément au nouveau calendrier retenu.


B. Daou

03 Juillet 2008