Partager

Le général Sada Samaké, ministre de l’intérieur et de la sécurité, a effectué, le vendredi 14 novembre 2015 à Ségou, une visite de terrain. Une rencontre au cours de laquelle, le ministre à signifier aux cadres qu’il n’était nullement question que le Mali cède une portion de ses terres.

A l’intervalle d’un mois, le ministre de l’intérieur et de la sécurité, le général Sada Samaké s’est rendu dans la région de Ségou pour une rencontre avec les cadres, la société civile et les notabilités. L’un des objectifs de cette rencontre était d’apporter la précision sur la position du gouvernement sur les pourparlers qui se tiennent en Algérie. Le ministre Sada Samaké a réaffirmé aux cadres que le gouvernement malien restait sur une position ferme en ce qui concerne les négociations qui se tiennent entre les groupes armés du nord, le gouvernement et la communauté internationale. Il ajoutera qu’aucune négociation ne serait menée sur des points touchant à la laïcité, la partition… Selon les explications du ministre de l’intérieur et de la sécurité, il est important de comprendre la position gouvernementale qui agit selon la feuille de route. Et selon cette feuille de route, certains points ne sont pas à discuter. D’où l’assurance de nos forces de sécurité à maintenir leur position en ce qui concerne la conservation de l’intégrité nationale.

Le ministre Samaké a, une fois de plus, noté que le document présenté par les différentes parties prenantes aux pourparlers à Alger n’avait aucune valeur juridique c’est-à-dire qu’il n’engageait aucune partie prenante. Et en prévision de la 3ème phase qui va déboucher sur l’élaboration de préaccords établis par les deux parties, le gouvernement malien notamment le ministère de l’intérieur et de la sécurité effectue des travaux pour une production de défense de la position malienne lors des prochaines rencontres. Le ministre a signifié qu’il est important d’être à l’écoute de l’ensemble des populations, d’étudier les différents paramètres afin d’éviter la reproduction des erreurs du passé. Il a également fait référence à la restructuration des forces de sécurité pour qu’elles soient plus opérationnelles et fonctionnelle, répondant aux attentes. « Aucun accord définitif ne serait signé sans l’avis de l’ensemble des populations », tels ont été les propos du ministre de l’intérieur et de la sécurité. Il ajoutera que le président de la République a assuré qu’aucun accord définitif ne serait signé en dehors du pays. Le ministre était accompagné du Général Salif Koné, de Maïga Baba Amane et de Sidi Mohamed Almilstraf

Khadydiatou Sanogo

Le Républicain du 17 Novembre 2014