Partager

Dimanche dernier, à la Maison de la presse, ils étaient des cinq cercles de la Cité des 333 saints à prendre part à une conférence de presse organisée par la Coordination des associations de jeunes ressortissants de Tombouctou (Cajrt). Objectif : donner leur position par rapport à la situation sociopolitique de notre pays. Ainsi, après avoir rappelé le contexte particulièrement difficile que le Mali vit, Alhousseyni N’Douré, président du Cajrt, et les siens ont imputé la présente crise au comportement du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) qui, disent-ils, prétend parler au nom des populations desquelles il n’a jamais reçu mandat.

C’est pourquoi la Coordination des associations des jeunes ressortissants de Tombouctou dit se démarquer de ce qu’elle appelle le comportement masqué des autorités à vouloir ouvrir le dialogue et la négociation avec le Mnla ou à organiser l’élection présidentielle alors même que Kidal n’est toujours pas dans le giron du Mali. De l’avis des jeunes Tombouctiens, si les élections venaient à se tenir sans une partie du territoire national, le gouvernement aurait ainsi entériné la partition de fait du pays. C’est pourquoi, dans une déclaration lue par son président, la Cajrt, tout en réaffirmant son soutien aux valeurs républicaines et son attachement à la Constitution, souhaite que les élections se tiennent sur toute l’étendue du territoire national.

Aussi, elle invite l’Etat et ses partenaires à l’exécution correcte des mandats d’arrêt internationaux lancés contre les groupes armés, au redéploiement des forces armées et de sécurité dans tous les chefs-lieux de régions, de cercles et de communes du Nord, au redéploiement de l’Administration sur toute l’étendue du territoire national, ainsi qu’au démarrage rapide du dialogue inter régional, communautaire pour l’instauration d’un climat de paix et de sécurité. Et ce, avant la tenue des élections.

Bakary SOGODOGO

Le Prétoire du 30 Mai 2013