Partager

Le 18 octobre 2013, les Ministres de la Sécurité, le Général Sada Samaké, de l’équipement et des transports, le général Abdoulaye Koumaré, du travail et des affaires sociales et humanitaires, Hamadoun Konaté, étaient face à la presse nationale et internationale dans la salle de conférence du département de la sécurité intérieure. Il s’agissait pour les trois membres du gouvernement malien, d’informer l’opinion nationale par rapport à la mission qu’ils ont effectuée sur les lieux du drame de la Pinasse (avec à son bord un nombre de passagers indéterminés, des produits alimentaires et de matériaux de construction) qui a chaviré le 11 octobre à Koubi (région de Mopti), en partance pour Tombouctou. Le bilan officiel du drame s’élève à 72 morts, 11 blessés et 210 rescapés.

Au moment où on vous parle, a fait savoir le général Sada Samaké, le bilan du chavirement de la pinasse est de 72 morts, 11 blessés et 210 rescapés. Il a salué la promptitude par laquelle les autorités régionales, villageoises, les forces armées et de sécurité de Mopti ont jugulé le problème dès l’annonce du drame.

Concernant la délégation gouvernementale qui s’est rendue sur place après le tragique accident, a indiqué le général Sada Samaké, elle a immédiatement décidé après discussions avec les naufragés, les forces vives de la région de Mopti, l’ouverture d’une enquête pour établir les causes de l’accident, la mise en place d’une commission afin que des pareils drames ne se reproduisent plus. «Les enquêtes sont en cours et les responsabilités seront situées», a rassuré le général Sada Samaké.

Les actions humanitaires faites sur le champ Sur les lieux, en termes d’assistance et mesures humanitaires immédiates, a fait savoir le Ministre du travail et des affaires sociales et humanitaires, nous avons pris en charge les blessés, distribué des comprimés « aquatable », de l’eau de javel, de couvertures, des nattes, etc., aux naufragés. « Bref, on a mis ensuite en place un système de veille sanitaire. Ce qui a permis de visiter toutes les personnes rescapées », a-t-il dit. Comme l’accident a eu lieu à la veille de la fête de Tabaski, a souligné Hamadoun Konaté, on a affrété une pinasse pour ceux qui voulaient rejoindre rapidement leur localité.

Le Ministre de l’équipement et des transports, le général Abdoulaye Koumaré, a expliqué : « on a eu à prendre à notre niveau les mesures urgentes. Par exemple comment gérer les pinasses pour éviter que de tels drames se reproduisent ». Comme mesure de conservation en commun accord avec le syndicat des « pinassiers », les autorités, il a été décidé que les pinasses soient munies de gilets de sauvetage, d’extincteurs, d’éclairage, de tenir compte de la charge des pinasses. D’autres mesures ont été prises et qui seront appliquées immédiatement.

L’on peut noter le respect du franc bord matérialisé par une bande blanche sur la bordure de l’embarcation, l’instauration de la pesée des marchandises avant embarquement, l’existence des boites à pharmacie, la prise en compte des informations météorologiques au départ des pinasses.

Pour conclure, le général Koumaré a dit : « 70% des transports de la région de Mopti, sont assurés par les « pinassiers ». Mais le problème est que le sous-secteur de transport fluvial n’est pas réglementé au Mali et ne l’est dans aucun pays limitrophe du Mali sauf au Congo Brazza, où nos services iront s’inspirer de l’expérience congolaise pour qu’on s’en serve».

Hadama B. Fofana

Le Républicain du 21 Octobre 2013.