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ko.jpgLa technique instrumentale de Mamadou Diabaté l’a amené à collaborer avec des musiciens de jazz, de Donald Byrd à Roswell Rudd en passant par Randy Weston, ou des stars de l’Afropop comme Angélique Kidjo, voire des stars du blues comme Taj Mahal et bien d’autres encore. Installé aux Etats-Unis, Mamadou Diabaté a profité de son retour au bercail pour nous faire rêver.

Né en 1977 à Bamako, Mamadou est le fils de Djelimadi Diabaté et de Mariétou Diabaté. Il est aussi le petit-fils de Sidiki Diabaté, l’un des créateurs de l’Ensemble instrumental du Mali. Tout comme il est le neveu de Toumani Diabaté ( Grammy Awards 2006 ). Il est donc le descendant de trois générations de célèbres korafolas de renommée internationale.

Natif de Kita, la ville des éminents griots, Mamadou Diabaté rivalise de virtuosité à la kora et se surpasse dans de fulgurants solos empreints d’un grand lyrisme et d’une fluidité impressionnante. Chacune de ses prestations est une performance véritablement fascinante. Ceux qui avaient fait le déplacement au CCF ont été éblouis par son talent.

Tout comme au début de l’année 2005 lorsqu’il avait séduit les mélomanes du monde avec un album solo, Behmanka (les hommes sont différents). Un opus tout en virtuosité pure, un ingénieux mélange de tradition et de modernité, d’invention et de retenue classique. Bref, un pur chef-d’œuvre qui s’est bien vendu en Amérique et en Europe. Fort de son expérience et de sa réputation internationale acquises aux Etats-Unis, il nous offre des enregistrements d’une très grande qualité.

Cet album n’est en fait que le couronnement d’une carrière débutée très tôt. A 18 ans et après cinq ans d’apprentissage auprès de son grand-père Sidiki Diabaté puis de Mamadou Diabaté et Djelimadi Sissoko, il travaille pour son propre compte.

Il est depuis 1995 le luthier officiel de Toumani Diabaté et honore entre autres toutes les commandes pour le compte du palais présidentiel de la République du Mali. Comme tous les virtuoses de l’instrument magique, Mamadou excelle aussi dans sa fabrication. Ce qui est la preuve de l’immensité de son talent.

Moussa Bolly (les echos)

22 fev 07