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Coup de pied, gifle, insulte de tout genre. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’il en arrive là ? C’est la question que plusieurs se posent. Le couple s’était uni, il y a maintenant plusieurs années. Mais les dieux de la grossesse avaient refusé de visiter le couple, malgré les efforts et les sacrifices consentis. En Afrique et plus particulièrement dans nos pays, les enfants constituent la condition sine qua non pour une vie de famille heureuse. C’est l’aboutissement normal de la relation, la raison même du mariage. On se marie pour avoir des enfants. Notre société est aussi complice.

La famille qui n’est pas en mesure d’en avoir est indexée et considérée comme victime d’un mauvais sort. Malgré tout, Seydou et sa femme Aïcha, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, s’efforçaient et avaient même réussi à donner l’impression d’être au-dessus des commérages. Mais leur vie quotidienne, plusieurs personnes savaient qu’elle n’était pas aussi rose, vu les échauffourées qui éclataient entre les deux êtres, le moindre malentendu étant source de conflit.

Malgré tous ces problèmes, le couple s’est maintenu pendant des années, jusqu’au jour du 20 février 2009 où madame décide de se débarrasser de son mari pour un autre. Depuis le jeudi 16 février, madame Seydou avait abandonné le foyer conjugal pour quelques jours de plaisir avec son amant qui n‘est autre que le voisin. Celui-ci lui avait promis le mariage, mais à condition qu’elle quitte Seydou. C’est au retour de

son travail aux environs de 20 heures que Seydou a remarqué l’absence de sa femme. Il pensa immédiatement qu’elle était allée quelque part chez ses copines ou chez ses parents, 22 heures, 00 heures. Il commença à s’inquiéter. Très inquiet, il partit à sa recherche. Partout où il passait, la réponse était la même «elle n’est pas venue ici. Il y a longtemps d’ailleurs qu’on l’a aperçue». Cela ne faisait qu’aggraver l’anxiété de notre ami qui se demandait avec angoisse ce qui a bien pu arriver. Toute la journée du vendredi, notre Seydou la consacra pour rechercher sa femme, du matin au soir. La nuit du vendredi fut longue pour lui.

Les deux complices n’ont pas trouvé meilleur endroit pour s’ébattre que dans la même maison. Au moment où les autres voisins s’inquiétaient de la disparition et partageaient les angoisses avec Seydou, cela ne disait mot à Boubou. Ce comportement de Boubou semble mal vu par les autres habitants de la maison. C’est ainsi que le vieux Sidibé décida de passer à la vitesse supérieure. Il profita du départ de Boubou en ville pour taper à la porte de la chambre de Boubou et croyant que c’était le retour de notre homme, elle ouvra la porte et trouva le vieux devant elle.

Gnimadi Destin

Le Républicain du 05 mars 2009