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Le président zimbabwéen Robert Mugabe a saisi la Cour constitutionnelle pour retarder de deux semaines les élections générales initialement prévues fin juillet mais dont l’opposition et les pays de la région réclament le report, a indiqué mercredi le ministre de la Justice. Les dirigeants de la SADC, qui jouent les médiateurs au Zimbabwe, avaient sommé samedi le président Mugabe de retarder les élections présidentielle et législatives. « Il est nécessaire que le gouvernement du Zimbabwe demande à la Cour constitutionnelle un délai ultérieur au 31 juillet », avaient-ils jugé, lors d’un sommet extraordinaire à Maputo. Le camp de M. Tsvangirai voudrait organiser le scrutin le plus tard possible, d’ici le 31 octobre.
Il reste à voir quelle sera la réponse de la Cour constitutionnelle, et si ces deux semaines de délai suffiront à adopter des réformes évoquées depuis plus de quatre ans. Les élections au Zimbabwe doivent mettre à la fragile cohabitation qui associe MM. Mugabe et Tsvangirai depuis quatre ans. Les deux hommes ont été contraints de gouverner ensemble par la SADC pour éviter une guerre civile, après des violences qui avaient fait environ 200 morts entre les deux tours de la présidentielle en 2008. Robert Mugabe, qui a 89 ans est au pouvoir depuis trente-trois ans dans un pays qu’il a conduit à l’indépendance puis à la ruine, entend une nouvelle fois se succéder à lui-même. AFP.