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Au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe en 1980, Robert Mugabe a été investi en grande pompe jeudi pour un nouveau mandat à la présidence du pays à l’âge de 89 ans, après sa large victoire aux élections contestées du 31 juillet. M. Mugabe s’en est violemment pris aux « vils » pays occidentaux qui ont jugé que les élections du 31 juillet n’ont pas été justes, dans un discours prononcé après son investiture.Absent de marque à la cérémonie, le Premier ministre sortant Morgan Tsvangirai, qui a qualifié le scrutin d‘ »énorme farce »Si la Cour constitutionnelle zimbabwéenne a jugé mardi les élections du 31 juillet « libres, honnêtes et crédibles », l’opposition ne cesse de dénoncer des fraudes massives.Bien qu’une quarantaine de chefs d’Etat aient été invités, très peu ont fait le déplacement à la cérémonie d’investiture jeudi. On remarquait les présidents congolais Joseph Kabila, namibien Hifikipunye Pohamba et tanzanien Jakaya Kikwete.Pour Eldred Masunungure, politologue à l’Université du Zimbabwe, « cette investiture est montée comme la célébration de la victoire après treize années de lutte contre les grandes puissances occidentales ». L’étonnante longévité de Robert Mugabe ne fait pas taire les rumeurs récurrentes sur sa santé, alors qu’il s’absente régulièrement pour de mystérieuses visites en Asie. Et la bataille pour sa succession a déjà commencé au sein de son parti, la Zanu-PF. AFP.