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Le président zimbabwéen Robert Mugabe faisait face dimanche aux critiques occidentales et aux accusations de hold-up électoral de son principal opposant Morgan Tsvangirai, après sa réélection au premier tour de la présidentielle avec 61% des voix. M. Tsvangirai et son parti le MDC, échaudés par les violences de 2008, ont renoncé à appeler à des manifestations et choisi la voie légale pour contester le résultat des élections générales qui se sont tenues mercredi dans le calme mais sur la base de listes électorales manipulées, selon eux. Persona non grata en Occident depuis plus de dix ans, M. Mugabe pourrait, malgré l’absence apparente de violences, échouer à mettre fin à son isolement diplomatique.Mais, a expliqué le politologue Blessing Vava, « Mugabe s’en moque car les organisations régionales, la SADC (Afrique australe) et l’UA ont dit OK. Il n’y a pas eu de violence, c’est la bonne nouvelle de ces élections et ceux qui contestent doivent maintenant donner des preuves concrètes de ce qu’ils avancent » .Aucun observateur occidental n’avait été autorisé sur le terrain. Le nouveau gouvernement pourrait s’installer 48 heures après la décision de la Cour constitutionnelle. AFP.