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L’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a annoncé mercredi son retrait de Somalie, après 22 ans de présence continue dans ce pays en état permanent de guerre civile, invoquant de graves problèmes de sécurité rendant impossible sa mission d’aide aux populations. MSF dit avoir pris sa décision « à la suite d’agressions extrêmement graves sur les équipes dans un contexte où les groupes armés et les autorités civiles tolèrent, voire soutiennent les assassinats, les enlèvements et les attaques à l’encontre des travailleurs humanitaires. » En octobre 2011, deux employées espagnoles de MSF avaient été enlevées dans les camps de réfugiés somaliens de Dadaab, avant d’être emmenées en Somalie, où elles ont été retenue 21 mois. Elles ont été libérées en juillet dernier, dans des circonstances non dévoilées. En décembre 2011, deux membres de MSF avaient été assassinés à Mogadiscio. De son côté, le département d’État américain s’est dit « découragé par les circonstances qui ont forcé Médecins sans frontières à se retirer de Somalie ». La Somalie est en état de guerre civile et privé de réelle autorité centrale depuis la chute du président Siad Barre en 1991. Chefs de guerres, de clans, groupes criminels et de pirates ou insurgés islamistes se battent pour le contrôle de portions de territoire. Les combats, auxquels s’ajoutent des sécheresses chroniques, ont fait des millions de réfugiés et déplacés depuis deux décennies. AFP.