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Dénonçant une violence « sans précédent » en Centrafrique, l’ONG Médecins sans frontières appelle les groupes armés à respecter la sécurité des civils et humanitaires et exhorte à déployer une aide d’urgence. « Il n’y a pas encore assez d’acteurs présents sur le terrain pour venir en aide à toute cette population », a renchéri auprès de nous le Dr André Munger, responsable de programme sur la Centrafrique.« Si tout ça perdure, ça va toucher encore plus de gens et ça va être encore plus difficile pour eux de rejoindre les structures de santé qui ne sont déjà pas très nombreuses et pas très fonctionnelles », poursuit-il. Parmi les acteurs humanitaires, certains ont quitté le pays, d’autres ont été victimes de pillages. « Ils doivent se rééquiper et trouver les fonds suffisants », explique le Dr Munger. La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis la chute en mars du président François Bozizé, renversé par la Séléka, aujourd’hui officiellement dissoute. Depuis, le pays est livré à des chefs de bande et des mercenaires étrangers, l’État s’est effondré et les violences menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens et musulmans. Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé l’envoi de troupes supplémentaires et réclamé l’organisation d’élections libres dans le pays début 2015. AFP.