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Dénonçant une «justice sélective», le Mouvement populaire du 22 mars (MP22) s’est indigné ce jeudi de l’arrestation du général Amadou Haya Sanogo, exigeant la libération de l’officier général et la démission du ministre de la défense et des anciens combattants.

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A Kati, des organisations de soutien à Sanogo manifestent depuis des jours pour exiger la libération de l’officier ainsi que la démission du ministre de la défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga. En conférence de presse ce5 décembre 2013, les responsables du MP22 ont déclaré apporter leur «soutien résolu et énergique à ces exigences populaires et patriotiques». Dans une déclaration lue par son porte-parole, Mohamed Tabouré, l’organisation politique créée pour soutenir le coup d’Etat du 22 mars a indiqué que le général Sanogo a été «mis aux arrêts dans des conditions scandaleuses qui soulèvent l’indignation» en ce sens qu’il s’agissait, selon eux, d’une «tentative d’assassinat ».

«Dans les faits, l’arrestation a donné le signal d’une véritable cabale et chasse aux sorcières» contre l’intéressé et les organisations politiques qui le soutiennent. «Au total et pour l’instant, ce sont près de 50 des compagnons d’armes du général [Sanogo] qui sont arrêtés», s’indigne-t-elle. L’auteur du coup d’Etat du 22 mars 2012, alors capitaine de l’armée malienne, a été interpelé dans des conditions musclées le 27 novembre 2013 et placé sous mandat de dépôt pour «complicité d’enlèvement de personnes». Cette inculpation est consécutive à un contre coup d’Etat dirigé par des éléments de la compagnie parachutistes communément appelés les «bérets rouges». Cette opération est qualifiée «d’agression extérieure» par le MP22 qui a fait «33 victimes parmi les bérets verts et les civils».

Ces derniers jours, 21 corps ont été découverts dans un charnier à Diago, village située à quelque Kilomètres de Kati. Alors que l’identification est en cours, ces corps sont supposés être des éléments de cette unité de parachutistes. Pour cette affaire, clament les responsables du MP22, les organisations de défense des droits de l’homme telles que la Cour pénale internationale, Human right wash, Amnestuy international, la fédération internationale des droits de l’homme ont «envahi Bamako comme des vautours en mal de charognards». D’où leur inquiétude face à la procédure judiciaire qu’ils qualifient de «sélective».

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 5 Décembre 2013