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En d’autres temps, l’appellation « camarade » lui seyait. Mais, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. L’ancien leader estudiantin du Mali de la fin des années 1990, s’est assagi. Beaucoup de choses en lui, semble-t-il, ont changé. Mais il a gardé l’idéal d’un avenir prometteur en quoi il a toujours cru. Lui qui est aujourd’hui directeur de la Tour de l’Afrique, trône sur des hauteurs sur la jeunesse bamakoise avec le Mouvement devoir de génération qu’il a lancé en septembre dernier.

Un mois à peine après la fondation du MDG à Bamako, le voilà à Paris pour continuer à informer et sensibiliser la jeunesse malienne dans la capitale française. Samedi 25 octobre, le Comité exécutif des Maliens de l’extérieur, organe statutaire du Mouvement, était mis en place avec à sa tête Ismaël Sacko, l’ex-président du Conseil national des jeunes Maliens en France.

Thierno Diallo, président du MDG, rappelle que son association est « un mouvement politique de jeunes créé par les jeunes pour servir la société » malienne par la formation, l’information, la sensibilisation, la préparation et la participation des jeunes à l’exercice des responsabilités à tous les niveaux de la vie publique. Le MDG, expliquera M. Diallo, a pour mission de diffuser une nouvelle culture de citoyenneté, de responsabilité et de paix en milieu jeune.

La représentation en France participe donc du souci de cohérence, d’unité et de partage d’expériences « d’une génération ouverte d’esprit, baignée dans la culture de la tolérance, de la solidarité, du travail et du mérite », une génération, tient-il à souligner, qui a écrit « une page noire mais riche d’enseignements et gage de transformation ». C’est pourquoi, il appelle le nouveau bureau de France de « s’impliquer activement mais sainement pour redonner confiance en posant des actes nobles et salutaires ».

Comme pour lui répondre, le responsable du MDG-France dira que par un esprit critique constructif, la concertation et les propositions que fera son bureau, la rigueur de la ligne de conduite le passage de témoin se fera sans intercession en rappelant paraphrasant un passage de l’hymne national : « débout sur les remparts, unis et solidaires pour le Mali et pour l’Afrique ».

Les représentants de plusieurs pays africains étaient présents dans la salle pour apporter leur soutien à cette communauté malienne qui « dans des conditions de vie extrêmement difficiles en France réussit l’exploit de contribuer à la richesse du Mali ».

O. Diagola

28 Octobre 2008