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Hier jeudi 18 juillet le syndicat du CHU Gabriel Touré a poussé le bouchon plus loin pour tenter de faire sortir la tutelle de son mutisme. Durant une bonne partie de la journée les services sont restés paralysé à plusieurs niveaux sauf aux urgences.

Habitué à l’agitation depuis des années, le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille est décidé cette fois-ci à aller jusqu’au bout de son combat. » Nous exigeons nos droits ! » c’est le slogan que certains manifestants scandaient lors du sit-in. Et sur les banderoles on pouvait lire » œuvrons tous ensemble pour un hôpital épanoui au bénéfice du patient » et » agir pour ne plus subir » Des doléances soulevées il y a des années mais qui n’ont toujours pas abouti. » Nous avons fait beaucoup de concession, nous voulons nos ristournes et nos primes de garde » lance un manifestant.

Le syndicat a initié des sit-in bihebdomadaires. Il avait même décrété une grève de 48 heures les 8 et 9 juillet derniers. Les agents disent avoir fait beaucoup de concessions malgré le non paiement depuis 2009 de certains de leurs arriérés.

A ces dus en souffrance, viennent s’ajouter les ristournes et primes de garde depuis plus de 6 mois. « Trop c’est trop « ajoute un autre. Certains avantages accordés auparavant aux travailleurs comme le sucre pour le ramadan, l’envoi chaque année de deux agents à la Mecque, de la viande pour les plus démunis pour la fête du ramadan ont aussi été coupés, nous a dit un manœuvre.

Le Directeur général adjoint, Dr Moussa Sanogo, jure la main sur le cœur qu’ils ont épuisé toutes les voies de recours. « C’est à la banque que nous allons pour avoir du prêt et notre compte n’est plus solvable. La banque refuse de nous donner un crédit, la situation est compliquée c’est ce que nous essayons de faire comprendre aux agents.

Nous n’avons pas d’argent sinon à quoi ça sert de le garder si le compte était garni. Nous avons hérité d’une situation difficile les caisses sont vides et c’est ce que nous avons fait comprendre aux syndicalistes » a affirmé le DGA. Avant d’ajouter que leurs portes restent ouvertes au dialogue et la main restera toujours tendue. » Nous faisons tout notre possible pour respecter le droit des travailleurs « a-t-il dit.

Tout comme au CHU Gabriel Touré, le même scenario s’est produit au CHU du Point-G depuis trois jours. Selon nos informations les syndicalistes interdisent à l’administration de travailler. Pour la petite histoire le Directeur de cet établissement s’est réfugié au CHU Gabriel Touré en attendant le dénouement de cette crise.

Ramata TEMBELY

19 Juillet 2013