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Le parti Yelema (le changement) a tenu les 1er et 2 février à Ségou, sa deuxième Conférence nationale statutaire, sous la houlette de Moussa Mara, président du parti et Ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville. Cette rencontre a regroupé des cadres, militants, sympathisants et responsables des régions, du district de Bamako et de l’extérieur du Mali du parti pour le changement.

jpg_une-2627.jpgCette Conférence a regroupé les délégués venus de Bamako, des 49 cercles de l’intérieur du Mali et de l’extérieur. Les délégués ont, durant les travaux, abordé trois thèmes majeurs examinés en ateliers, à savoir le Mali après les crises, la structuration du parti Yelema, le bilan et les perspectives des élections à venir.
Le parcours du parti, l’évaluation de l’état d’exécution des recommandations formulées par la première Conférence, l’analyse, la structuration du parti, le Mali, après crise ont fait l’objet des débats houleux. La réconciliation nationale, la relance économique, la participation du parti aux élections de 2013 ont également été débattues durant cette conférence qui a planché également sur les prochaines élections communales.
La Conférence a mis l’accent sur le choix des candidats ou candidates qui recèlent les qualités morales et les compétences requises pour réussir le vrai changement au Mali que Yelema prône partout.

Moussa Mara a invité, chacun à son niveau de responsabilité, à l’effort indispensable afin que Yelema ait beaucoup d’élus municipaux, locaux, régionaux (maires, conseillers municipaux, présidents de conseil de cercle et de région). Ce qui permettra à la formation de bien accompagner les autorités vers une vraie décentralisation, a-t-il précisé.
Le parti Yelema réitère au président de la République son engagement à œuvrer à ses côtés pour la réalisation du grand dessein qu’il nourrit pour la nation : restaurer l’honneur du Mali et bâtir le bonheur des Maliens. Yelema confirme ainsi son appartenance à l’Alliance pour le Mali, son adhésion au contrat de législature conclu entre les forces politiques et promet de jouer pleinement son rôle au sein de la majorité parlementaire, a précisé son président.
Selon lui, le nouveau type de Malien est le Malien moral, consciencieux, véridique et honnête, prêt à se sacrifier pour la collectivité, à accompagner toute initiative positive au profit de la communauté, a-t-il indiqué.

« Notre soutien sera étendu à la nouvelle équipe gouvernementale que Yelema accompagnera quelle soit sa composition car le parti a décidé d’aider le Président dans la direction du changement et tant que cela sera le cas on sera là à ses côtés ! Nous souhaitons d’ores et déjà une bonne chance et un bon courage à la nouvelle équipe gouvernementale dans le sens du renouveau du pays »
Avant de rappeler que son parti soutient la reforme nécessaire des forces armées et de sécurité pour les amener à disposer des capacités indispensables à l’exercice de toutes leurs missions à moyen terme. Yelema souscrit à la formalisation de nos relations militaires et sécuritaires avec la France à travers « un accord de défense » comme cela doit être le cas avec d’autres puissances amies mais aussi nos voisins et amis du Mali dans le cadre d’une entente sécuritaire autour du Sahel.

Yelema applaudit le chef de l’Etat lorsqu’il décrète 2014 « année de lutte contre la corruption ». La soumission à l’Assemblée nationale de la loi contre l’enrichissement illicite, la transmission à la justice des rapports de contrôle, la mise en place d’une culture de sanction, la promotion de la transparence dans les actes de gestion publique constituent, entre autres, des initiatives que Yelema encourage fortement.
Le Nord, comme le Sud du Mali, a besoin d’équité, d’impersonnalité et d’équidistance de l’Etat vis-à-vis des citoyens. Le Nord, comme le Sud du pays, a besoin que le mérite soit reconnu et la faute sanctionnée, c’est ce qui garantira la paix durable !
La Conférence a également recommandé l’implantation du parti sur toute l’étendue du territoire ; le renforcement de la communication entre les instances du parti à tous les niveaux, de la base au sommet, la formation politique des militants et le respect de la présence d’au moins 30% de femmes à chaque instance du parti, le soutien aux candidatures de jeunes et de candidatures féminines aux élections municipales.

Amadou Camara

Les Echos du Parlement du 7 Février 2014