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Le 1er vice-président de la Fédération malienne de football (Fémafoot), chargé de l’équipe nationale, Moussa Konaté, a évoqué mercredi le cas « Patrice Carteron », ex-ancien entraîneur-sélectionneur des Aigles du Mali qu’il a accusé de traîtrise. C’était lors d’une conférence de presse.

C’est maintenant officiel : Patrice Carteron n’est plus entraîneur des Aigles du Mali. En conférence de presse, hier, Moussa Konaté, 1er vice-président de la Fédération malienne de football (Fémafoot) en a donné la confirmation.

Selon M. Konaté, Patrice Carteron a quitté la sélection nationale en mettant un terme à sa collaboration avec la Fédération. Il a ajouté qu’il a signé un contrat avec le club congolais TP Mazembé. Il a expliqué que Carteron n’avait en aucun moment évoqué avec un membre de la Fédération l’éventualité de louer ses services à une autre entité sportive.

Tout s’est précipité le samedi 18 mai 2913 quand Patrice Carteron a téléphoné à M. Konaté, chargé de l’équipe nationale pour lui expliquer certains détails de son contrat. « Carteron m’a envoyé un nouveau contrat par email la nuit du samedi en rectifiant certains termes de son contrat avec le Mali. Principalement il demandait la renégociation de son salaire qui était de 10 millions de F CFA à 29 millions de F CFA contre 28 proposés par le TP Mazembé. Il demandait aussi une prime annuelle de 50 millions FCFA et 100 millions CFA pour la qualification des Aigles pour la Coupe du monde 2014″, a expliqué M. Konaté.

« Justice doit être faite »

Il a affirmé que l’article 15 du contrat stipule qu’il pourrait le résilier « en cas de non respect de ses obligations par la Fémafoot ». Or, la Fémafoot, de l’avis de son vice-président, a honoré scrupuleusement toutes ses obligations.

Du reste, en son alinéa 4, le même article 15 insiste sur les conditions de rupture de contrat par l’une des deux parties en précisant que : « La partie voulant mettre fin au contrat devra auparavant avoir mis en demeure, par lettre recommandée avec accusé de réception, l’autre partie d’exécuter ses obligations avant l’expiration d’un délai d’un mois. Aux termes de ce délai, en l’absence d’exécution de l’obligation du contrat, la résiliation sera effective ».

M. Carteron, apparemment, n’a pas respecté en œuvre cette procédure et a mis la Fédération devant le fait accompli en rompant unilatéralement le contrat qui le liait à la Fémafoot jusqu’au 31 juillet 2014.

M. Konaté a ajouté que seuls les intérêts du Mali, du football malien priment. « Justice doit être faite et nous nous y emploierons par tous les moyens légaux. C’est pour cette raison que nous avons décidé de porter le cas devant les instances judiciaires compétentes et devant la Fifa », a conclu M. Konaté.

Sory I. Konaté

(stagiaire)

Les Échos du 06 Juin 2013