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Couché sur une civière, l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, premier dirigeant du Moyen-Orient à comparaître devant un juge depuis le début du « printemps arabe », a plaidé non coupable mercredi à l’ouverture de son procès historique pour meurtres et corruption. Ses fils Alaa et Gamal, accusés de corruption, se sont également dits non coupables. Après une audience de quatre heures, le juge a ajourné le procès des trois hommes au 15 août. Le président du tribunal Ahmed Refaat, a ordonné que l’ancien homme fort du pays soit, en attendant le 15 août, admis dans le Centre médical international, près du Caire, et donné son accord pour qu’un cancérologue le suive « à chaque fois qu’il en aura besoin », comme l’avait demandé la défense. Le procès pour meurtres de manifestants de l’ex-ministre de l’Intérieur Habib el-Adli et de six hauts responsables de la police a, lui, été ajourné à jeudi. Si M. Moubarak est reconnu coupable de meurtre, il risque la peine de mort.AFP.