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L’ex-président égyptien Hosni Moubarak, renversé par une révolte populaire début 2011, doit quitter jeudi sa prison du Caire pour être assigné à résidence, probablement dans un hôpital militaire, avant la reprise dimanche de son procès pour meurtre de manifestants. Ce rebondissement ajoute à la confusion en Égypte où l’armée et la police mènent depuis plus d’une semaine une campagne de répression sanglante des manifestations des partisans de M. Morsi, premier président élu démocratiquement en Égypte et issu des Frères musulmans. Ce dernier est détenu au secret par l’armée et accusé de complicité de meurtres. Le jour de la reprise de son procès doit s’ouvrir celui des dirigeants des Frères musulmans arrêtés par l’armée après le coup de force contre M. Morsi et ses partisans. La journée de vendredi constituera un test de la capacité des Frères musulmans à rassembler dans la rue: les pro-Morsi appellent à de grandes manifestations pour le « vendredi des martyrs » après la mort de centaines de partisans du président déchu dans les violences. Face à cet engrenage de la violence, l’UE a décidé la suspension des licences d’exportation vers l’Égypte d’équipements sécuritaires et d’armes et va réexaminer l’aide importante qu’elle apporte au Caire.Washington fait également peser la menace d’une rupture des aides financières, mais l’Arabie saoudite a promis qu’elle compenserait avec ses alliés du Golfe tout arrêt de l’aide occidentale. AFP.