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Depuis quelques semaines, un différend oppose des fidèles d’une mosquée de Sabalibougou en Commune V du District. Et le vendredi 2 Janvier 2009, le pire a été évité, mais de justesse, dans cette mosquée, à cause d’un affrontement qui a failli se produire juste à l’heure de la prière de 13 heures.

Aussi, face à l’ampleur de la situation et la gravité du problème, les autorités ont décidé d’agir en… fermant tout bonnement ladite mosquée, jusqu’à nouvel ordre. Une situation tout à fait déplorable, à un moment où la religion musulmane est confrontée à de nombreux problèmes, du fait de sa mauvaise perception par l’Occident qui a tendance à confondre islamisme et intégrisme.

Ce problème d’ordre religieux à Sabalibougou interpelle non seulement les autorités, mais tous les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté, car il s’agit d’une affaire qui concerne tout les musulmans. Aussi, chacun doit s’y mettre en vue d’une solution consensuelle.

S’il est vrai qu’il s’agit de défendre la religion musulmane, les fidèles de ladite mosquée sont donc les premiers concernés, car ils doivent savoir que chacun d’eux doit mettre un peu d’eau dans son vin. La religion musulmane est avant tout une religion de tolérance et de pardon, qui prône l’unité et la cohésion et où la division est totalement bannie.


Les raisons d’un bras de fer

Selon nos sources, le problème qui oppose ces fidèles de la mosquée de Sabalibougou serait parti du choix de l’Imam en charge d’organiser la prière. En effet, une tendance venue d’ailleurs a voulu imposer un… autre Imam, alors qu’une bonne partie de ceux qui prient dans cette mosquée sont favorables à l’Imam en titre, c’est-à-dire celui qui y a toujours présidé aux prières.

Ainsi, deux tendances se sont créées dont les fidèles, plutôt les adeptes, se regardent depuis en chiens de faïence, chaque camp restant campé sur ses positions. Jusqu’à ce vendredi où la bataille… dérangée a failli se produire, chaque camp revendiquant la propriété des lieux.

La gravité de la situation résulte du fait qu’à l’entendement de tout citoyen qui se respecte -même s’il n’est pas musulman-, une mosquée n’est jamais la propriété de quelqu’un ou d’un groupe : c’est une “Maison de Dieu” ; et de ce fait, elle appartient à tout fidèle qui doit y faire ses prières.

Malheureusement, à Sabalibougou, les fidèles ne semblent pas l’avoir entendu de cette oreille, puisqu’ils ont poussé leur “croyance“ jusqu’à créer cette situation qui, aujourd’hui, n’honore aucun croyant. On étaient alors passés l’AMUPI et les Ulémas, pour qu’on en arrive à cette extrémité : la fermeture de ladite mosquée?…

Laya DIARRA

06 Janvier 2009