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Le président égyptien Mohamed Morsi apparaissait de plus en plus isolé mardi, lâché par cinq ministres et son propre porte-parole et sous le coup d’un ultimatum fixé par l’armée exigeant qu’il réponde aux demandes du peuple, après des manifestations monstres. Les partisans du président islamiste se rassemblaient en masse en début d’après-midi à travers le pays, tandis que l’opposition se mobilisait également pour continuer d’exiger son départ, faisant craindre un regain de violence. La plupart des entreprises étaient fermées au Caire, où les rues quasi-désertes contrastaient avec l’habituelle activité de la mégalopole égyptienne.Infligeant un revers supplémentaire au président islamiste, la justice, engagée depuis son élection dans un bras de fer avec M. Morsi, a ordonné la réintégration du procureur général, Abdel Méguid Mahmoud, nommé sous Hosni Moubarak, qu’il avait limogé en novembre par décret présidentiel.
L’armée, qui avait assuré une direction controversé du pays entre la chute de Hosni Moubarak début 2011 et l’élection de M. Morsi en juin 2012, a démenti mardi matin vouloir préparer un « coup », et assuré qu’elle cherchait « à pousser tous les bords politiques à trouver une issue rapide à la crise actuelle ». Au moins 16 personnes ont été tuées dans tout le pays en marge des manifestations. Des affrontements similaires avaient déjà fait huit morts, dont un Américain, la semaine dernière. AFP.