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Le nouveau président égyptien, l’islamiste Mohamed Morsi, a officiellement prêté serment samedi, avant de se voir remettre le pouvoir exécutif par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), à qui Hosni Moubarak avait confié les rênes du pays lors de sa démission en février 2011. En attendant un nouveau gouvernement, il a dirigé dimanche une réunion du cabinet sortant du Premier ministre Kamal al-Ganzouri, nommé l’an dernier par les militaires, et chargé pour le moment d’expédier les affaires courantes. La réunion a porté sur les questions économiques et de sécurité, selon les médias officiels. « Le plus grand défi du nouveau président sera de passer d’une culture d’opposition à celle d’un homme d’Etat », estimait un éditorialiste du quotidien indépendant al-Masry al-Youm, Amr Chobaki. La tâche la plus urgente du nouveau président sera de former un gouvernement susceptible de donner des gages d’ouverture et d’élargir ses soutiens face aux militaires. L’entourage de M. Morsi a dès la semaine dernière laissé entendre qu’il souhaitait former un « gouvernement de coalition » dirigé par une « personnalité indépendante ». Les noms de l’ancien chef de l’agence atomique de l’ONU, Mohamed ElBaradei, ou de l’ancien ministre des Finances Hazem el-Beblawi ont circulé, mais sans confirmation formelle. AFP