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Le président égyptien Mohamed Morsi a décidé lundi d’amnistier les personnes arrêtées pour des actes visant à « soutenir la révolution ».
Il s’agit des faits « commis dans le but de soutenir la révolution et réaliser ses objectifs dans la période allant du 25 janvier 2011 au 30 juin 2012, à l’exception des crimes d’homicide volontaire ». La « révolution du 25 janvier », pendant laquelle des centaines de milliers d’Egyptiens ont manifesté sans relâche pour exiger le départ du régime dictatorial de Hosni Moubarak, a obligé ce dernier, au pouvoir depuis 1981, à démissionner. L’amnistie concerne les personnes déjà condamnées par la justice et celles qui font toujours l’objet d’une enquête ou sont en cours de jugement, selon le texte. Ce décret intervient 100 jours après l’accession au pouvoir de M. Morsi, premier président égyptien à être librement élu. Il est aussi le premier chef d’Etat islamiste et civil, tous ses prédécesseurs étant sortis des rangs de l’armée. Cette décision intervient également à la veille de la commémoration du premier anniversaire des évènements dits « de Maspero », pendant lesquels une vingtaine de manifestants avaient été tués dans des affrontements avec les forces de l’ordre lors d’un rassemblement de Coptes (chrétiens d’Egypte) qui protestaient contre l’incendie d’une église. AFP