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Depuis cinq ans, un litige foncier oppose trente familles à Missabougou-extension au général de police Yaya Sangaré. Les victimes demandent justice et réparation des dommages causés. Et comptent sur le gouvernement actuel qui a prôné le changement pour le peuple.

Depuis cinq ans, un litige foncier oppose une trentaine de familles à Missabougou-extension au général de police Yaya Sangaré.

Pour éclairer la lanterne des journalistes, les responsables de l’association des déguerpis de Missabougou-extention ont organisé, le dimanche dernier, une visite guidée sur le terrain. Selon le président de l’association des déguerpis, Ousmane Traoré, leurs parcelles, d’une superficie de 3 hectares, ont été achetées avec le chef de quartier de Missabougou-extension entre 2003 et 2004 avec une promesse de leur remettre des permis dès que la suspension des maires sera levée. Deux ans après avoir habité les lieux, le général Yaya Sangaré comptant sur son influence dans l’administration a réclamé, à travers l’Agence immobilière Sahel, la paternité des lieux. A en croire le président des déguerpis, à l’issue des négociations menées avec l’intéressé, il a déclaré que : « Les pauvres ne méritent pas ces parcelles. Le Mali leur appartienne. Il fait ce qu’il veut et les habitants peuvent aller se plaindre là où ils veulent« .

Comptant sur la justice malienne, l’association des déguerpis a porté plainte contre le général Yaya Sangaré au tribunal de première instance de la commune VI. Malheureusement, au moment où l’affaire est pendante devant le juge, le 24 juillet 2007, en plein hivernage, le policier Yaya Sangaré a fait une démonstration de force en envoyant une centaine de policiers avec des bulldozers pour déloger des paisibles citoyens de leurs maisons. Acte au cours duquel des gens ont été violentés, battus et blessés.

Le juge, Moussa Wélé Diallo informé de cette situation leurs a envoyé chez le procureur. Qui, à son tour, leur a informé qu’il n’a pas donné de grosse. Présentement, Yaya Sangaré cherche un titre à l’espace démoli. Avec l’échec de toutes ces négociations, les déguerpis comptent sur la rigueur du gouvernement actuel qui a prôné le changement. Ainsi, ils demandent justice et réparation. Aussi, ils demandent la suspension du maire de la commune VI, Djibril Yattassaye de l’Agence Sahel et complice de Yaya Sangaré. Ils réclament également, la radiation de la police nationale de Yaya Sangaré.

Falé COULIBALY

L’Indépendant du 15 Août 2012