Partager

Un élu d’une commune dans la région de Mopti (centre) a été « abattu » lundi dans son champ par des « terroristes », ont affirmé à l’AFP des sources de sécurité et municipale maliennes.

« Lundi matin, des terroristes ont abattu l’adjoint au maire de la Commune de Wouro-Mody », Kola H. Dia, a déclaré la source de sécurité sous couvert d’anonymat. Wouro-Mody est située à 35 kilomètres à l’ouest de Mopti, chef-lieu de la région. La source municipale a parlé d’un « assassinat ciblé, exécuté par des terroristes ».
« C’est dans le même secteur que les soldats togolais de la Mission de l’ONU (au Mali, Minusma) ont été récemment tués. Il est donc urgent de renforcer la sécurité des populations dans cette partie du Mali », a-t-elle estimé.

Nord du Mali : Trente familles réfugiées regagnent Tombouctou

Des familles maliennes au nombre d’une trentaine réfugiées à Tamanrasset en Algérie devaient arriver hier à Timeyawen pour continuer sur Ber (60 km au sud-est de Tombouctou).  Le rapatriement de ces concitoyens est volontaire, assurent les autorités algériennes.  La Croix-Rouge est chargée de l’accompagnement de ces candidats de retour volontaire  jusqu’à Ber. La crise du Nord depuis 2012 a occasionné des milliers de déplacés de l’intérieur et à l’extérieur du pays notamment dans les pays voisins (Algérie, Mauritanie, Niger et Burkina Faso). Depuis un moment les autorités et les agences onusiennes sont à pied-œuvre pour faciliter le rapatriement des compatriotes en exil depuis bientôt 4 ans.

La CMP dans la tourmente : L’ADP/Maliba claque la porte de la majorité présidentielle

La gestion opaque des affaires courantes du pays par le président de la République suscite débat au sein de la majorité présidentielle. Sur proposition des militants de base, le président parti de l’Alliance démocratique pour la paix (ADP/Maliba), 2e vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Amadou Thiam, a rencontré le comité exécutif lundi tard dans la nuit pour se démarquer des partis politiques de la majorité présidentielle. Les socio-démocrates envisagent la création d’un pôle politique alternatif pour revenir aux fondamentaux des engagements.

Après 3 ans de collaboration avec le président, les militants du parti de l’Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba) quittent le cercle des amis d’IBK. Selon les responsables du parti, les socio-démocrates n’apprécient pas la gouvernance actuelle des affaires de l’Etat par un petit groupe et l’inertie de la majorité présidentielle.

Pour les responsables des sections et des coordinations, l’ADP/Maliba a soutenu IBK car le parti croyait en son projet, le Mali d’Abord. « La gouvernance d’IBK se caractérise par la gabegie, le népotisme et l’implication de la famille présidentielle dans la gestion des affaires publiques.

Nous ne pouvons pas être complices du mépris du peuple et de la mauvaise gouvernance », martèle un responsable du parti. Et d’ajouter qu’il rejette énergiquement ce Mali des scandales et exige que les sanctions judiciaires soient appliquées aux présumés coupables de détournements de derniers publics.
L’Alliance démocratique pour la paix estime qu’il est temps de faire le ménage pour écarter ceux qui ternissent l’image du Mali.

C’est pourquoi, les militants de base ont demandé au comité exécutif d’informer les structures du retrait du parti à la CMP et la création d’un pôle politique alternatif pour revenir aux fondamentaux des engagements.

Ce choix politique de l’ADP/Maliba est un coup dur pour la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle et à la deuxième institution de la République. Même si l’Alliance démocratique pour la paix n’a pas une audience nationale comme certains partis de la majorité présidentielle, les quatre députés du parti vont réduire la taille de la représentativité du président de la République.

Bréhima Sogoba

13 Juillet 2016