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Il y a 20 jours, une femme de 37 ans, du nom de Djadjé Niagando, quitta nuitamment son domicile suite à un appel téléphonique qu’elle avait reçu. Depuis, elle n’est plus revenue en famille et les nombreuses recherches demeurent à ce jour infructueuses.

En effet, il semble que des voisins auraient entendu cette nuit-là des cris dans la cour de la mairie de Mopti – Sokoura, appelant «au secours, au secours, on veut me tuer…». Mais les intéressés ayant pris peur ne sont guère sortis de leurs concessions.

La police de Mopti, saisie de cette disparition est en train de mener l’enquête. C’est ainsi que dans ses investigations, elle a pu obtenir de Orange – Mali le dernier appel reçu par Djadjé Niagando qui serait une amie du maire sortant. Ce numéro est constamment sur répondeur.

Cependant, la personne, dont émanait cet appel, avait appelé une jeune fille quelques instants auparavant. Cette dernière a été interpellée et a indiqué que c’est le numéro de Ladji Bocoum. Celui-ci fut immédiatement interpellé. Il a reconnu avoir appelé Djadjé Niagando mais il ne serait pas au courant de cette disparition mystérieuse.

En outre, le gardien de la mairie et un proche du maire ont également été interpellés puis relaxés.


A Mopti – Sokoura,
les rumeurs disent que cette dame possède des secrets sur son corps qui donnent à la fois le pouvoir et l’argent.

C’est pourquoi, certains soupçonnent le maire sortant, auquel elle était intimement liée d’être mêlé à sa disparition. S’y ajoute le fait que le maire sortant n’a, semble t-il, déployé aucun effort pour retrouver Djadjé Niagando. A ce jour, il n’existe aucune information fiable permettant de retrouver cette pauvre dame vivante ou morte.



Tombouctou en deuil ! L’imam de la mosquée de Sidi Yéhiya décédé hier

L’imam de la moquée de Sidi Yéhiya, Hassèye Mahmoud, est décédé à 73 ans, hier mercredi tôt à Goundam où il séjournait avec Abdrahamane Chérif Haïdara. Son corps a été transporté dans les heures qui ont suivi à Tombouctou puis inhumé au cimetière familial Sidi Mahmoud.

Les cérémonies du troisième jour appelés dans le milieu tombouctien «Alhatiha» seront organisées demain vendredi 24 avril à Djicoroni ACI, à 16 heures, chez le frère cadet du défunt, Abdrahamane Wangara dit Wang.

Hassèye Mahamoud était un homme de culture, un homme d’ouverture, de tolérance, un grand communicateur qui aimait bien parler de sa ville, de sa richesse culturelle, de ses mystères et de son passé jadis glorieux. Avec le décès de Hassèye Mahmoud, Tombouctou perd un de ses dignes fils qui a contribué à faire connaître son passé et son histoire.

Dors en paix, cher Imam de Badjindé (quartier dans lequel se trouve la mosquée de Sidi Yéhiya dont il dirigeait les cinq prières de la journée).

La direction et le personnel de L’Indépendant présentent à sa famille et à la communauté tombouctienne de Bamako leurs condoléances les plus attristées.

Chahana TAKIOU

23 Avril 2009