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Pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, la politique n’est autre qu’un jeu d’échec dans lequel il faut tout simplement savoir placer ses pions. C’est ce que semblent également avoir compris les responsables du parti de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) avec, à sa tête, le jeune député élu à Sikasso, M. Housseyni Amion Guindo dit “Poulo“.

En effet, à moins de deux ans de son existence, cette jeune formation politique est déjà en train de réaliser des prouesses, visibles surtout à travers sa grande implantation sur le territoire. Une réalité qui, de nos jours, constitue une réelle menace pour les grosses pointures de la classe politique malienne.

Rien que par le travail et une bonne approche dans sa démarche, la CODEM a gagné du terrain et se présente, pour l’heure, comme le seul parti capable de faire le poids face aux deux premières forces politiques du pays (l’ADEMA-PASJ et l’URD) dans la perspective de la future élection présidentielle.

Dans ce cadre, si l’on peut se hasarder à minimiser les chances de la CODEM face au géant ADEMA, beaucoup d’analystes ont cependant du mal à se prononcer sur ce que le parti de “Poulo“ peut représenter en terme de menace pour l’Union pour la république et la démocratie (URD) qui, jusqu’à preuve du contraire, apparaît comme la deuxième force politique du pays. Ces supputations politiques trouvent tout simplement leur justification dans le phénomène de la montée en puissance de ce “benjamin” des partis politiques du pays.

Comment ce parti, qui figure pourtant parmi les derniers-nés de la famille politique, a-t-il pu s’imposer en si peu de temps? De quel “secret” disposaient et disposent encore les dirigeants de la CODEM ? Le député Housseyni Amion Guindo et ses camarades ont-ils le tonus et les moyens nécessaires de leurs ambitions, pour continuer toujours sur la même lancée ?

Ce sont là autant d’interrogations que les militants du parti et d’autres observateurs de la scène politique malienne continuent de soulever, tout en se posant également la question de savoir si le président de la CODEM présentera sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Quel qu’il en soit, ce que l’on peut affirmer, sans risque de se tromper, sur la personne et la personnalité du président de la CODEM, c’est qu’il fait l’unanimité au sein sa formation politique.

En plus de cet avantage, le député élu à Sikasso se présente comme un leader politique courageux qui, en dépit de sa jeunesse, sait ce qu’il veut et ce qu’il vaut. Toutes choses qui lui valent le grand courant de sympathie d’une frange importante de la population, principalement les jeunes, qui voient en lui celui sur qui la jeunesse peut bien compter.

A cette admiration nourrie envers le président de la CODEM s’ajoute un autre plus, car le parti compte dans ses rangs de jeunes dirigeants parmi lesquels ont peut citer M. Boulkassoum Touré, celui-là même qui avait donné du fil politique à retordre à la Mairie ADEMA sortante (et entrante) de la Commune I, lors de la mise en place du bureau communal, après les élections municipales du 26 Avril 2009.

Aujourd’hui, la CODEM jouit d’une bonne réputation auprès des populations. Ce qui, au sortir des récentes élections municipales, avait permis au parti d’engranger un résultat satisfaisant qui constitue également un réel motif de fierté et pour la CODEM, et pour le jeune député élu de la circonscription électorale de Sikasso.

Il est également à noter que malgré sa jeunesse, la CODEM dispose de son groupe parlementaire à l’hémicycle. Et il n’est pas exclu qu’à l’avenir, ce groupe soit rejoint par des députés qui auront, en la CODEM, un parti du futur. Toute chose dont le député “Poulo“ peut bien se targuer et s’enorgueillir, car le parti de la CODEM est réellement en train d’effectuer une montée politique en “fièvre”, grâce à un impressionnant travail de terrain.

Par ailleurs, la CODEM semble aujourd’hui auréolée d’une popularité qui fait que le parti couvre presque toute l’étendue du territoire. Un fait qui peut inciter ses dirigeants à espérer et compter sur l’avenir. Mais pour cette logique, le parti de la CODEM se doit naturellement de s’imposer en vue de disputer la place aux forces politiques les plus en vue et susceptibles d’occuper le fauteuil présidentiel qu’ATT aura laissé vacant à l’orée de 2012.

C’est surtout cette position privilégiée qui vaut à ce parti d’être envié, et à son président d’être de nos jours “courtisé” par bon nombre d’acteurs influents de la classe politique malienne.

A présent, tout le reste dépend du président de la CODEM qui, avant de se décider sur le sujet (si tant est qu’il se décide), doit avant tout se faire à l’idée que dans la perspective d’une éventuelle future bataille pour la présidentielle de 2012, le parti aura certainement son mot à dire.

Laya DIARRA

09 Juillet 2009.