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Grâce soit rendue à Dieu, l’Eternel de nous montrer ce jour, le président Dioncounda Traoré là, vivant.

Les tâches qui attendent le gouvernement sont connues, complexes et urgentes : libérer les zones occupées de notre pays, rassurer les populations des zones non occupées mais fortement perturbées, organiser des élections acceptables. Le peuple du Mali souffre terriblement dans sa chair et dans son âme. Chaque heure perdue coûte cher. Les hommes et les femmes qui doivent participer au gouvernement de transition doivent être d’abord des patriotes et avoir une compétence avérée.

Le Mali démocratique a réalisé des acquis que rien ne permet de jeter dans les caniveaux au prétexte que la dictature sanguinaire de 23 ans était préférable. Ramener tous nos problèmes à la démocratie des 20 dernières années n’est qu’une vue de l’esprit.

Les retards de salaires de trois mois, la répression des droits et des libertés individuelles et publiques, les assassinats politiques et d’étudiants, les dénis de justices etc., la promesse de la couronne d’enfer sont encore présents dans nos mémoires. Il faut que la diversion cesse. Chaque Malien doit donner le meilleur de lui-même pour sortir le Mali de cet enfer. Le Mali mérite mieux.

30 Juillet 2012