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L’Uruguay et le Ghana s’affrontent ce soir à Soccer City pour une place dans le carré d’as du Mondial. Ce ne sera pas facile pour nos derniers représentants même si chacun sait ce que nous voulons aux termes de la rencontre.

Le Ghana. Comme on le dit couramment en Afrique, c’est finalement le Ghana qui a relevé la tête du continent. Non pas que les autres représentants ont été mauvais ou en dessous de tout, mais parce que les Ghana Boys ont montré leur capacité à associer la manière au résultat.

Car à quoi sert-il de jouer les prestidigitateurs balle au pied si l’on doit toujours sortir du terrain la tête basse ? Nous attendrons de voir aujourd’hui ce que fera le « Black Stars » contre ces diables d’Uruguayens qui changent de braquet en fonction de la difficulté qui se présente devant eux.

Les Uruguayens représentent la puissance de la tradition et l’histoire : ils ont été le premier pays sud-américain à remporter le titre olympique en 1924 et en 1928. Ils ont ensuite été l’hôte de la première Coupe du monde qu’ils ont remportée en 1930, un exploit qu’ils ont réédité en 1950.

En 1954 et 1970, ils ont été demi-finalistes, ils ont produit une kyrielle de grands joueurs tous du Penarol ou du Nacional, les clubs phares de la capitale, Montevideo, bénéficient d’une chaîne de caractères du monde et les clubs sud-américains.

Les « Black Stars » comptent pour l’heure trois succès dans les tournois de jeunes du monde, quatre championnats d’Afrique et la première du continent médaillée d’or des Jeux olympiques.

Après l’élimination de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Nigeria, ils restent la fierté du football africain. Selon le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Vâlcke, quel que soit le résultat de leur confrontation avec l’Uruguay, les progrès du Ghana méritent déjà d’être salués.

Boubacar Diakité Sarr

(envoyé spécial)

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Incertitudes et suspensions

Le Ghana va se heurter à une série de blessures et de suspensions. Le défenseur Jonathan Mensah et le milieu Andre Ayew, tous les deux suspendus, seront privés de ce quart de finale. Côté incertitude, Kevin-Prince Boateng, touché à une cuisse contre les Etats-Unis, ne s’est pas entraîné avec les « Black Stars ». En défense, Isaac Vorsah, qui n’a plus joué depuis le premier match, John Mensah, victime de problèmes de dos récurrents, et le jeune latéral Samuel Inkoom sont également incertains.

B. D. S.

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Quarts de finale du Mondial :L’Afrique du Sud bénie le Ghana

Le Ghana qui affronte cet après-midi l’Uruguay en 1/4 de finale du Mondial, bénéficie du soutien de tout un continent. L’exemple vient du pays hôte de la compétition.

Les couleurs du Ghana sont partout en Afrique du Sud ; sur les artères, dans les maisons, les voitures de fans locaux. « Le Ghana a été incroyable contre les Etats-Unis », a déclaré Lebo Mahlatjie, instructeur et fan des Black Stars. « Ils ont vraiment honoré la présence de l’Afrique dans ce tournoi ».

Pour un autre fan, Mahlatjie, étudiant au Collège central de Johannesburg, les efforts des Black Stars incarnent l’Afrique à la fois sur et hors du terrain. « Ils ont une bonne chance de passer. Ils ont surpris tout le monde et rendu déjà l’Afrique fière, quoi qu’il arrive ce vendredi ».

 » Le Ghana passera et inscrira une nouvelle page de l’histoire du football africain. Il va battre l’Uruguay », jure pour sa part le pompiste Philemon.

Pour Robb, infirmier, il faut penser à la victoire. « Je vais célébrer le succès de l’Afrique. C’est notre Coupe du monde, nous sommes confiants avec eux ».

Les supporters sud-africains seront des milliers à chanter et danser aux sons des vuvuzelas pour les Black Stars. « J’ai un billet pour le match », dit Tebogo Mutlanyun, informaticien. Et d’ajouter : « Le Ghana représente l’Afrique pour nous tous et je soutiens les Black Stars pour le sacre mondial ».

Devant une affiche du match Brésil/Pays-Bas, George Mahlangu, cadre est vêtu des couleurs ghanéennes et se prépare à la fête. « C’est fantastique d’avoir les Black Stars au second tour de la Coupe du monde organisée ici. Nous avons besoin qu’une équipe africaine se trouve à ce stade de la compétition », explique-t-il.

Le succès de l’équipe ghanéenne se prépare sur le continent avec en première ligne le pays hôte.

Propos recueillis par

B. D. S.

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Mondial des Miss :L’Argentine sur le podium

Mae Strelkov, Miss Argentine, a remporté mercredi dernier au Centre de convention de Johannesburg, la Coupe du monde des Miss des équipes en quarts de finale, lors des épreuves de penalties. En finale, elle a battu la Ghanéenne, Mimi Areme.

Le président de l’AIPS, Gianni Merlo et le directeur de développement des affaires de World Sport Destination Expo, Tony Prince, avaient le sourire aux lèvres mercredi dernier à l’issue de l’exposition photos en image des activités de la presse sportive internationale et du concours Miss Coupe du monde.

Pendant plus de la demi-heure, les Miss qui ont souhaité bonne chance à leur pays ont dans les confrontations directes à la règle tiré des penalties dits de la beauté. Après les quarts, on a assisté aux demis puis à la finale.

Vêtues des maillots de leurs pays et baskets, elles ont été présentées en tenue simple avec enthousiasme aux nombreux invités dont le directeur de la communication par intérim de la Fifa, Nicolas Maingot, avant de recevoir des stylos spéciaux de ladite soirée dénommée, « Nuit de la presse sportive ».

Cette compétition, organisée par l’AIPS et World Sport Destination Expo regroupait 8 jeunes femmes représentant les pays qualifiés pour les quarts de finale du Mondial.

Pour cette 2e édition, c’est l’Argentine qui a remporté pour la seconde fois de suite la timbale, devant le Ghana.
Pour rappel, Jennifer Schermann avait remporté Miss Coupe du monde, qui a eu lieu en 2006 en Allemagne. Mae Strelkov devient donc Miss Coupe du monde 2010. Reste à savoir si cette dernière portera chance à la bande à Diego Maradona durant la compétition.

Les mêmes postulantes auront également l’honneur de participer en octobre au concours Miss monde en Afrique du Sud.

Boubacar Diakité Sarr

Les Echos du 02 Juillet 2010.

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Mondial en Afrique du Sud :1/4 de finale du mondial -2010, à quoi peut-on s’attendre ?

Ils étaient 32 pays au départ de cette 19e édition de la Coupe du monde « Afrique du Sud 2010 ». Ils sont maintenant huit : Uruguay, Ghana, Allemagne, Argentine, Pays-Bas, Brésil, Paraguay, et Espagne à convoiter le trophée le plus prestigieux au monde.

A l’exception du match Paraguay-Espagne qui semble favorable aux Espagnols, il est difficile de se prononcer sur l’issue des matches comme Allemagne-Argentine, Pays-Bas/Brésil même si les quintuples champions du monde (Brésil) sont toujours, dans une Coupe du monde, les favoris naturels.

Ça risque de se jouer sur un coup de dé. La qualité du jeu va aussi accroître en raison de l’enjeu, il y aura peu de déchets. La prudence sera de mise au risque de donner un faux rythme au jeu, mais toutes les phases de jeu seront des sources d’inspiration pour nos écoles de foot.

Le groupe des participants s’est rétréci au chagrin de certains et au bonheur d’autres. Des huit pays qualifiés pour les quarts de finale, deux, le Ghana et le Paraguay, en sont à leur première fois à ce niveau de cette grande fête du football mondial. Des invités surprises, serait-on tenté de dire !

Mais que l’on ne s’y trompe pas, ils ne sont pas là par hasard. Ils ont mérité leur place de quart-de-finaliste. Si les Paraguayens jouent pour une nation, un peuple, les Ghanéens sont l’espoir et auront le soutien de tout un continent.

Nous avons encore à l’esprit le triste score de 3 buts à 0 qu’à infligé l’Uruguay aux Bafana-Bafana, hôte de la compétition, lors des matches de poule. A priori, cela ne peut arriver aux Blacks Stars parce que Ghanéens et Sud-Africains ne vivent pas ou ne sentent pas le football de la même manière. Il y a une culture de football au Ghana (trois fois champions d’Afrique, détenteur du trophée mondial de la catégorie inférieure…) autant qu’en Uruguay.

Uruguay-Ghana : 50/50

Au Ghana, le football se transmet de père en fils. Chacune des deux équipes part avec des atouts qui, à tout moment, peuvent faire la différence dans ce match historique pour les Ghanéens, de souvenir pour les Uruguayens. L’Uruguay est à la recherche d’une célébrité d’antan.

A cette occasion, les Sud-Américains mettront tout en œuvre, pas pour aller plus le plus loin possible, mais pour le sacre final. Ce match Uruguay-Ghana promet d’être un des meilleurs du tournoi où il y aura moins de calcul. Les Uruguayens ont un jeu fluide, avec une occupation rationnelle du terrain. Un jeu fait de passes courtes et de mobilité. Toutes ces qualités, ils les partagent avec les Ghanéens à l’exception de la mobilité.

Les Africains du Ghana compensent cette faiblesse par leur solidarité. Mais, les Uruguayens sont très vicieux sur les actions offensives. Les deux stars de l’équipe, Suarez et Forlan, sont toujours à l’affût de la moindre erreur de la défense pour pousser le ballon au fond des filets.
Les Ghanéens doivent améliorer, en exploitant à bon escient leur potentialité physique, pour gêner leur adversaire.

Le 4-4-2 des Uruguayens cache mal leur fébrilité défensive. En gagnant le maximum de duels au sol et en l’air, le rideau défensif uruguayen peut s’écrouler. Cela n’est pas au-dessus des moyens d’Annan et ses camarades du milieu de terrain. Si les cartons jaunes étaient annulés, comme le prétendent certains observateurs, ou que la demande d’annulation formulée par le Ghana était acceptée, le Ghana sera en possession de toutes ses forces avec le maintien de Ayew.

Espérons que le Ghana a bien joui de sa qualification en quart de finale et que Gyan, Mensah, Kingston… auront les pieds sûrs pour aborder cet important match de leur vie. Une victoire, synonyme de qualification pour les demi-finales, fera danser toute l’Afrique.
Allez les Africains ! Allez les Black Stars !

Badri

02 Juillet 2010.

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Uruguay-Ghana: le revenant contre le porte-drapeau

Du quart de finale Uruguay-Ghana, ce vendredi à Johannesburg (18h30 GMT), sortira un demi-finaliste surprise: l’Uruguay, vainqueur de deux des quatre premières Coupes du monde (1930, 1950), ou le Ghana, dernier représentant de l’Afrique au Mondial-2010 et force montante.

La dernière apparition de la Celeste dans le dernier carré remonte à 1970, et les Black Stars seraient les premiers représentants de l’Afrique à l’atteindre s’ils s’imposaient.

jpg_ghana.jpgLa balance penche un peu en faveur de l’Uruguay, emmenée par son redoutable duo offensif Diego Forlan-Luis Suarez, auteurs de trois buts chacun depuis le début du tournoi, et au complet. De son côté, le Ghana sera privé de son meilleur créateur, le milieu offensif Andre Ayew, suspendu, et peut-être de Kevin Prince Boateng, buteur contre les Etats-Unis en 8e de finale, blessé.

Également très solide en défense (un seul but encaissé) et organisée de main de joueur d’échecs par Oscar Washington Tabarez, la Celeste a le vent de l’histoire dans le dos. Et dans ce petit pays de 3 millions d’habitants, on se prend à rêver d’une troisième victoire en Coupe du monde.

jpg_urugay-2.jpgMais l’équipe du premier quart de siècle de la Coupe du monde sort d’une longue éclipse; elle n’avait plus franchi le premier tour depuis 1990 et n’était même pas qualifiée en 2006.

Si la performance de l’Uruguay est le fruit d’une génération spontanée autour des attaquants Forlan et Suarez, le succès du Ghana traduit une montée en puissance de cette équipe, qu’on surnommait les Brésiliens d’Afrique dans les années 1960-70 quand ils remportèrent quatre Coupes d’Afrique des nations, autant que le Cameroun, de 1963 à 1982.

Le Ghana tire les dividendes d’un travail intelligent et cohérent mené depuis plusieurs années. La Fédération (GFA) défend le sélectionneur qu’elle choisit (le Serbe Milovan Rajevac depuis deux ans), respectant les contrats plutôt que de le licencier au premier revers venu. Comme l’ont fait la Côte d’Ivoire, le Nigeria ou le Cameroun, qui eux ont été éliminés dès le premier tour.

Demi-finaliste de la CAN-2008, finaliste en 2010, champion du monde des moins de 20 ans l’an dernier, avec Andre Ayew comme capitaine, le Ghana progresse. Battus en huitièmes de finale il y a quatre ans en Allemagne pour leur premier Mondial, les Black Stars ont d’ores et déjà réussi leur Coupe du monde, rejoignant le Cameroun (1990) et le Sénégal (2002), seules équipes africaines ayant atteint ce niveau.

Mais pour faire encore mieux, il faudra se passer d’Andre Ayew, le digne héritier de la dynastie Ayew, qui avait pris le pouvoir avec son père Abedi Pelé, champion d’Europe avec Marseille (1993) et vainqueur de la CAN avec le Ghana (1982).

JOHANNESBURG (AFP) – vendredi 02 juillet 2010 – 13h38