Partager

Cela grâce à l’appui financier de son partenaire privilégié à savoir le Fonds de Solidarité Nationale. Cette opération dont le lancement officiel a eu lieu le vendredi 29 septembre à la mosquée de Darsalam I, concerne sept sites de la ville de Ségou dont la Maison d’Arrêt.

Nous sommes aujourd’hui très contents de cette opération qui permet aux nombreux fidèles de bien couper le jeûne, surtout en ce vendredi, jour béni. C’est la première fois que ce genre d’opération se passe dans notre mosquée.

Nous remercions les donateurs à savoir le Fonds de Solidarité Nationale et la Ligue Islamique des Elèves et Etudiants du Mali pour avoir pensé à nous en ce mois de carême. Vraiment nous sommes très heureux et satisfaits. C’est en ces termes que l’imam de la mosquée de Darsalam I, le vieux sage, Oumar Traoré a exprimé toute sa joie pour le lancement de l’opération « Soupe populaire » ou encore « Sounakari« , le vendredi 29 septembre dernier.

Cette opération est une initiative de la Ligue Islamique des Elèves et Etudiants du Mali (LIEEMA) en partenariat avec le Fonds de Solidarité Nationale (FSN). Il s’agit d’assurer la rupture du jeûne et le dîner aux populations surtout les plus démunies en ce mois de carême.

Lors de l’édition 2005, plusieurs quartiers de Bamako (Bakaribougou, Banconi, Lafiabougou, Sabalibougou, Niamakoro) étaient concernés. Après ce succès, la LIEEMA a voulu donner une large couverture cette année à l’opération.

Ce qui explique le choix de Ségou. Les organisateurs ont choisi le premier vendredi du mois de Ramadan pour lancer officiellement cette opération « Sounakari » qui avait commencé depuis le premier jour du carême.

Raison pour laquelle, le Président du Conseil d’Administration du Fonds de Solidarité, El Hadj Sidi Konaké et ses proches collaborateurs dont le Directeur général, Adama Diarra ont répondu à l’appel à ce rendez-vous.

Le ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées était représenté par son conseiller technique, Koulou Fané. Et le président du bureau de la LIEEMA, Fodé N’Diaye était aussi présent.

Le FSN prend en charge l’opération pour 10 millions de FCFA
Ils étaient très nombreux à choisir la mosquée de Darsalam I pour la rupture du jeûne dont la plupart étaient des démunis.

Il s’agit des fidèles musulmans qui n’ont pas les moyens de couper le jeûne. Ils ont donc eu le « kénkéliba » et la datte pour couper le jeûne. Après la prière du « Fitiri« , ce fut un plat spécial soit du « zamè » avec de la viande pour le dîner. Toutes choses que les responsables de la mosquée ont appréciées à leur juste valeur.

Selon le président de la LIEEMA, Fodé N’Diaye, cette opération « Sounakari » concerne sept sites de la ville de Ségou. Il s’agit des mosquées de Darsalam, d’Hamdallaye et la Maison d’Arrêt durant tout le mois. Les deux mosquées de Pelengana seront servies uniquement les vendredis.

« On sait que le Ramadan est un mois très dur pour les musulmans. Ils ont du mal à couper leur jeûne. Raison pour laquelle, nous avons initié cette opération qui permettra d’assurer le repas à des milliers de personnes. Le montant estimé pour l’opération est de 10 millions de FCFA, entièrement financé par le Fonds de Solidarité Nationale » a souligné Fodé N’Diaye.

Le président du conseil d’administration du FSN, El Hadj Sidi Konaké, visiblement heureux, dira que « le soutien des démunis demeure l’une des préoccupations du Fonds de Solidarité Nationale. C’est pourquoi, la structure a bien voulu accompagner la LIEEMA dans cette opération. Le FSN veut donc inciter les autres partenaires à penser aux démunis « .

Le Directeur général du FSN, Adama Diarra a saisi l’occasion pour offrir un lot de Corans aux fidèles musulmans. En tout cas, on peut dire sans risque de se tromper que le Fonds de Solidarité Nationale (FSN) est aujourd’hui un exemple frappant pour la lutte contre la pauvreté dans notre pays.

Cette institution gouvernementale à gestion privée a pour objectif de collecter et de rechercher des fonds en vue d’investir dans les programmes et projets de réduction de la pauvreté au Mali.

C’est une institution dont le Conseil d’Administration est présidé par la société civile qui est majoritairement représentée dans son organe de gestion.

Elle a pour mission d’accompagner les organisations et associations qui interviennent dans la lutte contre la pauvreté en terme d’appui institutionnel. Tout cela est accompagné par des actions de mobilisation sociale que la structure pose dans le cadre de la mobilisation des ressources financières. En gros, comme son nom l’indique, c’est un fonds de solidarité nationale.

« Nous recherchons les financements pour aider les groupes de personnes où les communautés qui sont vraiment dans le besoin, dans des situations difficiles » dira un responsable de la structure.


Envoyé spécial à Ségou Alou B HAIDARA

03 octobre 2006.

Lire le reste de l’Actualité …