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Le mois d’octobre est consacré au Mali à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion. La 14ème édition qui s’achève demain a pour thème: « la so¬lidarité pour plus de justice sociale ». C’est notre compatriote Malamine Koné, qui a été choisi comme parrain de l’événement. Accompagné de son épouse Karine Koné, le parrain est au Mali depuis quelques jours pour poser des actes, beaucoup d’actes de solidarité qui ont conduit la délégation du patron d’Airness dans plusieurs villes dont Bamako, Mopti et Niéna (son village natal). Auparavant, notre compatriote avait lancé, au foyer Bara à Paris, les activités du mois de la So¬lidarité au cours d’une cérémonie qui a marqué les Maliens de la diaspora.

Le parrain de la 14ème édition du mois de la solidarité, notre compatriote, Malamine Koné sillonne depuis plusieurs jours le pays profond à la rencontre de ses compatriotes qui sont dans le besoin. Il ne s’agit pas pour lui de répondre aux besoins de tous ses frères et sœurs, comme il aime à les appelé, mais d’apporter son aide à ceux qui ont le plus besoin. Ainsi, Malamine Koné et son épouse ont entrepris une tournée à l’intérieur du pays pour soutenir leurs compatriotes, par des actions. Du coup, il contribue à éveiller la conscience de la diaspora aux actes de solidarité. Ceci est le combat de Malamine Koné qui n’hésite pas à dire à qui veut l’entendre, qu’il n’y a pas d’arrière pensée derrière son engagement.

« Je ne profiterais jamais d’une cause noble comme celle-ci pour atteindre mes objectifs. Aujourd’hui, je voudrais qu’on m’aide à faire passer un message qui consiste à appeler tous les fils du pays à s’unir pour le développement économique du Mali… Le jour où j’aurais d’autres ambitions pour le Mali, je viendrai les dire en face des Maliens. », a indiqué Malamine Koné au cours d’une rencontre informelle avec les journalistes.

Au menu de son séjour, plusieurs actions en direction des associations des personnes handicapées, des enfants vulnérables, des femmes et même des jeunes sportifs démunis.

A Bamako, Malamine Koné a rendu visite à l’Assurem (Association pour la survie, l’encadrement des mères et enfants de la rue au Mali) qui recueille notamment des enfants en bas âge abandonnés à la naissance. Mme Pona Hawa Camara, promotrice du centre, a fait visiter l’établissement à ses hôtes. Puis lors de la cérémonie qui a suivi, elle a évoqué les activités du centre depuis sa création en 1998 : 800 enfants de 0 à 4 ans ont été recueillis de 1998 à octobre 2008. Mme Camara a reconnu que la tache n’était pas de tout repos, mais a ajouté « qu’apporter la joie dans le cœur d’un enfant était un bonheur ».

La promotrice du centre a ensuite remercié Malamine Koné pour ses dons : « Vous êtes une fierté pour les Maliens, et au nom des enfants, qui vous demandent de ne pas les oublier, nous vous remercions. »
Le parrain du mois de la solidarité a également rencontré, à la maison de la solidarité, plusieurs associations en difficulté, s’occupant notamment de personnes handicapées. Les associations venaient de divers endroits du Mali (Kayes, Ségou, Bamako etc.…).

Ismaila Konaté, président d’honneur de l’Association des handicapés a lancé un vibrant appel « aux fils du Mali » afin qu’ils «unissent leurs efforts pour améliorer la vie des personnes handicapées et des personnes nécessiteuses ». Après Bamako, la délégation de Malamine Koné s’est transportée dans la Venise malienne. Auparavant, Malamine Koné a fait un geste fort louable en direction de l’armée et des services de securité. En effet, des matériels et des vivres ont été remis par le parrain du mois, à la Direction du service social des armées. A l’occasion le ministre de la Défense et des anciens combattants Natié Pléa n’a pas manqué de saluer l’engagement patriotique de cet homme (Malamine Koné) qui fait la fierté du Mali.

Sur le trajet menant de Bamako à Mopti, une rencontre improvisée eut lieu avec un groupe de jeunes footballeurs surpris de se voir remettre un ballon par Malamine Koné qui les a encouragé à continuer le football car a t-il dit, « les Aigles du Mali ont besoin de préparer la relève« . Il a aussi exhorté les jeunes présents à ne pas oublier l’école. A Mopti, Malamine Koné a remis à des associations 50 tonnes de riz et 10 000 cahiers.

La cérémonie a eu lieu en présence d’associations venues de diverses régions du Mali, de personnalités, dont le Maire de Mopti, Oumar Bathily, le représentant du ministre du développement social, Alassane Bocoum ainsi que le préfet de Mopti.

Après Mopti, le parrain s’est retrouvé à Niéna où il a donné rendez-vous à plusieurs associations de la région de Sikasso pour leur faire des dons. Les actions de solidarité du parrain du mois de la solidarité vont continuer jusqu’au 31 Octobre où il clôturera ses actions par une remise de prix aux dix femmes qui font bouger le Mali.

L’épouse de Malamine Koné a aussi marqué sa présence avec de nombreux gestes de solidarité, notamment en faveur des femmes démunies du District de Bamako et des autres régions du pays.

Au moment où s’achève le mois, plusieurs enseignements sont à tirer dont un majeur. Il s’agit de l’engagement patriotique de Malamine Koné. En effet, depuis plus d’un mois, l’enfant de Niéna n’a pas ménagé ni son temps, ni ses énergies pour se consacrer à ses compatriotes, à son pays. Un geste hautement patriotique qui est un exemple pour tous les Maliens, notamment ceux de la diaspora.

Autre enseignement : Malamine Koné a apporté des innovations qui peuvent inspirer les organisateurs dans le futur.

En effet, pour la première fois, les Maliens de France ont été associés à l’événement. Une implication, du reste, très appréciée dans l’hexagone.
Aussi, la reconnaissance faite aux femmes constitue une innovation de taille. Malamine Koné a tenu à récompenser l’ensemble des femmes maliennes à travers une dizaine œuvrant dans divers domaines.

Par ce geste, le parrain entend magnifier le rôle des femmes dans la concrétisation de la solidarité dans notre pays. Par des actes forts, Malamine Koné, au-delà des dons, prouve son attachement au pays.

Etonnant ?

Non de la part de celui qui répondant à un journaliste français qui lui demandait pourquoi, il investissait tant en Afrique, a répondu « à ma mort, c’est à Niéna que je serai enterré ».


I. Maïga

30 Octobre 2008