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Le 23 mai dernier, le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait arraché un accord de cessez-le-feu entre les groupes rebelles et les Forces Armées Maliennes (Fama) après une brusque reprise de combats meurtriers pendant plusieurs jours à Kidal. Avant-hier mercredi, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz est revenu sur cet épisode, lors d’une conférence de presse à Akjoujt, sa ville natale à 250 km au nord-est de Nouakchott, pour préciser les contours de la démarche qu’il a eu à entreprendre. Extrait des propos qu’il a tenus lors de ladite conférence de presse.

« L’action que nous avons eu à mener récemment au Mali est une action ponctuelle qui a visé à obtenir un cessez-le-feu, ce n’est pas un règlement définitif du problème, je n’ai jamais eu la prétention d’être le médiateur dans ce conflit ». « Je n’ai pas non plus la prétention d’avoir réglé définitivement ce problème (malien), c’était une action que j’ai eu à mener en tant que président de l’Union Africaine (Ua) et en tant que président d’un État voisin du Mali intéressé par tout ce qui se passe dans cette région ».

« J’ai tenu à intervenir pour arrêter ce combat fratricide entre les Maliens eux-mêmes. Ce cessez-le-feu obtenu et signé par les deux parties à Kidal et à Bamako a permis d’arrêter les combats et de sauver certainement des vies humaines ».
Il « ouvre aussi la voie à la reprise du dialogue, ce qui a été fait par la suite ». « Ca ne veut pas dire que le problème est définitivement clos, mais nous ouvrons quand même la voie à un règlement pacifique ». « Maintenant, pour une solution définitive et durable de ce problème, il va falloir nécessairement que les Maliens eux-mêmes puissent faire l’effort nécessaire à une solution pacifique, à une paix durable ». « Il y a eu plusieurs accords qui n’ont souvent pas pu aboutir par le passé: j’espère que cette fois-ci ils y arriveront vu l’importance de l’enjeu, aussi bien pour le Mali que pour toute la région ».

Rassemblés par la Rédaction

Le Soir de Bamako du 20 Juin 2014