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Mohamed Magassouba, l’ex-entraîneur des Simba (autre appellation de l’équipe nationale du Congo démocratique), du Vita Club et du Daring Motema Pembe (RDC), du Stade malien de Bamako, se lance à la course pour le poste de DTN. Il est l’auteur d’un livre en chantier, intitulé « Cas malien ». Dans une interview qu’il nous a accordée, il parle de sa motivation pour le poste de DTN et du football malien en général.

Entretien.

Les Echos : Avec quel état d’esprit avez-vous postulé au poste de DTN ?

Mohamed Magassouba : C’est assez simple parce que dans le métier d’entraîneur de football, il est bien facile de devenir directeur technique national. A ce niveau, je souhaiterai jeter les bases d’une construction pour le football malien. Pour preuve, après la Coupe d’Afrique des nations, on devait avoir une vision technique, réagir, orienter dans le sens de l’amélioration. C’est pour cela que le livre que je suis en train d’écrire est important pour tous les entraîneurs et les férus du ballon rond.

Les Echos : Quelles sont vos motivations ?

M. M. : Depuis mon arrivée au Mali, j’ai affiché mes ambitions pour la direction technique nationale, surtout après mon départ de la tête des Blancs de Bamako. Vraiment, je le répète, j’ai une grande ligne de la politique du football malien. Après 10 ans de bonnes récoltes, j’ai une vision elliptique du foot. J’ai envie de réussir avec le Mali. Et c’est pour servir le pays que j’ai accepté de venir.

Les Echos : Pourtant on vous sent inquiet ?

M. M. : Je n’ai pas passé toutes les étapes. Avec le premier pas au Mali, je dispose d’un 3e degré et des certificats de la Fifa, de la Caf, de la FFF et de la Feconfoot. J’ai animé beaucoup de stages. Mais tout est très indécis. Personnellement, je n’ai pas soufflé depuis mon retour de la RDC. Il y a eu ensuite le Stade malien de Bamako où, selon les dirigeants, je n’ai pas fait un bon parcours. Même si je n’ai joué que la moitié de la saison, j’ai néanmoins enchaîné les matches avec le club. Il reste encore la phase retour du championnat. C’est vrai que je suis confiant, mais on verra.

Les Echos : Avez-vous étudié tous les contours du foot malien ?


M. M.
: J’ai vu les vidéos des matches contre des équipes. C’est une équipe solide, même si ma priorité n’était pas le poste d’entraîneur, je dirai ainsi car je n’ai appris aucune candidature sur le plan national.

Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

04 Avril 2008.