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Arrêté à un moment donné pour diverses raisons, le cadre de concertation ministère de l’administration et la classe politique est désormais relancé. Hier, lundi 7 novembre 2016, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la reforme de l’Etat, Mohamed Ag Erlaf a reçu à son département les acteurs politiques pour parler des élections communales du 20 novembre 2016. Plusieurs sujets ont été abordés au cours des échanges qui ont duré plus de deux heures du temps. Il ressort des débats que 688 sur 703 communes ont reçu des candidatures totalisant 4047. Il existe 7 249 350 électeurs repartis entre 21 737 bureaux de vote. Le coût des élections a baissé de moins de 10 milliards de FCFA au lieu de 12 milliards de FCFA. Au cours des échanges, le ministre Ag Erlaf a rassuré que les élections communales du 20 novembre 2016 se tiendront sur toute l’étendue du territoire. Par ailleurs les acteurs politiques ont déploré le déficit de communication pour la bonne organisation du cadre de concertation.

D’entrée de jeu, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la reforme de l’Etat, Mohamed Ag Erlaf a présenté ses excuses pour le retard pris dans la reprise du cadre de concertation administration- classe politique. Avant d’ajouter que ce retard est indépendant de la volonté du département. A sa suite, le directeur général de l’administration du territoire, Allaye Tessougué, a fait savoir que 688 sur 703 communes ont reçu des candidatures totalisant 4047. Selon lui, il y a 15 communes qui n’ont pas reçu de candidature. Dans le cadre du chronogramme des élections, il a précisé que l’impression des documents électorales, la formations des agents électoraux sont en cours. A cela s’ajoute l’acquisition de 50 véhicules pour appuyer le processus électoral. En outre, il a insisté qu’on ne peut voter qu’avec la carte NINA. Quant à Siaka Sangaré de la Délégation générale aux élections, il a souligné qu’il existe 7 249 350 électeurs repartis entre 21 737 bureaux de vote. Avant d’ajouter que le fichier électoral se trouve sur le site Web de l’Agetip. Lors des débats, les hommes politiques à l’image de Dr Mbéfon Cissé de l’Urd et Abba Touré du Cnid Fyt ont déploré le déficit de communication pour la bonne organisation du cadre de concertation administration territoriale-classe politique. En outre, tous les partis politiques présents à la rencontre (Cheick Diallo de l’Apc, Aboubacar Diallo du CD, Hamane Touré dit Serpent de l’UFC, Mamadou Maïga de MPJS, Mamaye Kassogué de PARI, Jean Dembélé du Parti pour la différence, Drissa Diarra de l’Union des forces démocratiques pour le progrès) ont voulu savoir avec quelle loi, les élections communales du 20 novembre seront régies. S’agissant de la tenue du scrutin du 20 novembre sur l’ensemble du territoire, le ministre Ag Erlaf a déclaré «jusqu’à preuve du contraire les élections du 20 novembre se tiendront sur l’ensemble du territoire. Œuvrons ensemble pour que les élections aient lieu le 20 novembre 2016. Minimisons les querelles ». Concernant la loi qui va régir l’élection du 20 novembre, le ministre s’est « déclaré incompétent » pour répondre à cette question. Si la nouvelle loi fut promulguée par le président de la République le 17 octobre 2016, le ministre reconnait tout de même que le collège électoral et la constitution de la CENI ont été effectués sur la base de l’ancienne loi. Pour le ministre, les partis politiques auront leurs spécimens dès ce mardi. A l’en croire, les régionales sont prévues au mois de mars-avril 2017. « On a signé avec les mouvements armés le samedi passé un accord. Et dans cet accord, les autorités intérimaires et le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) doivent être installées avant le 15 novembre. En principe, l’administration sera présente dans les régions du nord du Mali pour les élections du 20 novembre », a conclu le ministre.

Aguibou Sogodogo

Le Républicain du 08 Novembre 2016