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Le candidat investi des forces alternatives pour le renouveau et l’émergence Modibo Sidibé est apparu mardi beaucoup plus engagé et déterminé aux côtés de la centaine de délégués venus de toutes les localités du pays pour participer à la première conférence nationale du parti. L’ancien premier ministre s’est présenté comme porteur d’un idéal nouveau, celui de frayer le chemin pour bâtir un Mali nouveau.

ll dit vouloir amorcer un nouveau départ comme ce fut le cas en 1960 quand le pays sortait de la colonisation pour accéder à la souveraineté nationale et internationale en se hissant dans le peloton de tête des pays africains. « Les Etats ont atteint leur limite, les partenariats ont aussi atteint leur limite, nous devons innover, nous avons la possibilité, car c’est dans les épreuves que l’on connait les grands hommes « a déclaré Modibo Sidibé.

«Le Mali a besoin de toutes les énergies, des jeunes, des anciens, des habitants de toutes les régions, de toutes les conditions sociales. Cet esprit de famille est au cœur de nos plus belles traditions, je n’agirai pas seul, je veux être le président d’un Mali solidaire, je veux être le candidat du rassemblement « a-t-il déclaré. Avant d’ajouter « nous sommes porteurs de valeurs et de principes, nous allons faire en sorte que l’espoir de la démocratie ne puisse jamais s’éteindre au Mali « .

L’ancien ministre d’Alpha Omar Konaré, fin connaisseur des rouages de l’administration a réaffirmé son attachement au peuple malien quelles que soient les épreuves que celui-ci traverse. S’agissant des épreuves, il dit les avoir partagées avec le peuple malien au plus fort de la crise et n’a jamais daigné l’abandonner.

Modibo Sidibé qui dit vouer un grand respect et une profonde considération pour la jeunesse a salué en elle son engagement et sa vitalité l’invitant à faire preuve du même engagement, de la même vitalité pour être au rendez-vous du 28 juillet. » An ka Wuli n’est pas un rêve, ce sera une réalité, nous avons la vision, la stratégie » a-t-il indiqué avant d’appeler la jeunesse à la retenue, à un comportement citoyen et à savoir faire face à la période exaltante de la campagne qui s’ouvre dimanche.

Auparavant, le premier vice-président des Fares, Zoumana Mory Coulibaly a noté que le souhait des militants est d’élire leur candidat dès le premier tour avec 50% des voix. A le croire plus de 98% des délégués présents aux travaux de la première conférence nationale se sont inscrits dans ce sens et les militants ont juré de ne pas faillir. Une occasion pour lui d’inviter chaque région à jouer sa partition pour éviter un deuxième tour.

Chez les Fares, on pense à juste titre que cette première expérience sera la bonne. Déjà le parti revendique 9504 comités implantés sur l’ensemble du territoire national faisant de lui un parti avec lequel il faut compter.

Abdoulaye DIARRA

L’Indépendant du 03 Juillet 2013.