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Trois(3) candidats, seulement trois, occupent le champ très prisé de favoris. IBK, Modibo Sidibé et Soumaïla Cissé. A en croire des observateurs très avisés de la scène politique nationale, c’est l’un de ces trois hommes qui conduira le Mali des cinq prochaines années. Si pour certains le président IBK reste en tête des sondages, beaucoup d’autres, voient l’arrivée à la Macky Sall de Modibo Sidibé. En moins de deux ans, le candidat des FARE, dont nous avions eu (La Nouvelle Patrie), l’honneur et le privilège d’annoncer très tôt et fort insolemment selon certains, l’arrivée sur la scène et certainement au très haut dès octobre 2010, focalise autour de sa personne toutes les bonnes intentions. Il ferait un très bon président en raison de sa très grande intégrité et de son incroyable aura socio- politique.

Les maliens prônant le changement et le renouveau dans la gestion des affaires de l’état, ne peuvent le laisser en rade. L’homme, qu’on l’aime ou pas, reste le champion de la maîtrise des dossiers de l’état, pour être resté au sommet de l’Etat (ministre, secrétaire général de la présidence de la république et Premier Ministre), vingt et une longues années. Qui dit mieux et qui peut lui ravir une telle performance. Pas même IBK, lui qui fut ambassadeur, ministre, Premier Ministre et président de l’AN du Mali.

Autre grand favori, Soumaïla Cissé, candidat de l’URD. Connu et très bien apprécié dans les arcanes de la haute finance et plus prêt, de l’UEMOA, cet ancien candidat à la présidence de la république, n’est pas en terrain inconnu. Son grand penchant pour la communication, certes beaucoup trop important, pourrait lui jouer encore de très mauvais tours. A croire aux images distillées par les chaînes de télévisions, on baisserait vite les bras devant lui, et l’effet boomerang pourrait l’atteindre de manière dramatique. Le pire, est que cette atroce offensive médiatique, masque mal, très mal l’ampleur du malaise qui traverse son parti depuis le départ du ministre Oumar Ibrahim.

Un homme qu’il a personnellement façonné mais qui lui tient superbement la tête. Le ralliement de cet ancien fidèle parmi les fidèles, à IBK, n’est-il pas le signal fort d’un très probable bras de fer ? Soumaila, pour ceux qui ne le savent pas, souffrira réellement des activités politiques que mène en ce moment Oumar Ibrahim Touré pour l’empêcher d’arriver à ses fins. C’est humain, c’est politique. Oumar Ibrahim, le tout nouveau président de l’APR (Alliance Pour la République), n’a pas intérêt au sacre de Soumaila et il fera tout ce qui lui est humainement et politiquement possible, pour que ce scénario n’aboutisse jamais.

Sory de Motti

La Nouvelle Patrie du 16 Juillet 2013