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L’enregistrement à la naissance et l’accès de tous aux pièces d’état-civil nécessitent une meilleure implication des hommes de media pour informer et sensibiliser les populations. C’est dans ce sens que le chef de la Mission d’appui à la consolidation de l’état-civil (Macec), Mamadou Mallé Cissé a animé le 3 août 2008 à la Maison de la presse, une conférence de presse sur la modernisation de l’état-civil, une des missions phares de son service.

Mamadou Mallé Cissé est convaincu que le droit de disposer d’un état-civil est la mère de tous les droits, car pour lui, c’est « l’existence » du citoyen qui en dépend. « C’est en 2003, date de la création de mon service, que le gouvernement, compte tenu des dérapages et des problématiques liés à l’état-civil, a décidé de faire de la modernisation de l’état-civil un des objectifs de la Macec », a-t-il expliqué.

Pour une meilleure exécution de son programme, la Mission, selon son chef, a élaboré un plan d’action qui s’articule essentiellement autour du renforcement des capacités, la communication et l’accessibilité de l’état-civil.

A en croire le conférencier, l’idéal serait l’installation dans chacun des 12 000 villages du Mali d’un centre de déclaration qui, aux yeux du conférencier, est une structure plus proche des populations, donc censée enregistrer le maximum d’enfants et de citoyens surtout en milieu rural.

« L’objectif est que chaque village ait son centre de déclaration. Pour le moment nous n’en sommes qu’à 1551 centres sur le territoire national, ce qui est loin de couvrir les besoins nationaux » , a tranché le chef de la Macec qui se félicite néanmoins des efforts consentis par sa Mission et qui ont permis, selon lui, de multiplier le taux de déclaration à la naissance de 2005 à nos jours.

« Les populations étaient souvent réticentes et l’on se demandait si l’Etat s’est donné les moyens pour amener les populations à déclarer les enfants à la naissance. Cependant, petit à petit, les gens commencent à prendre conscience ne serait-ce que pour des besoins de scolarisation » .

Une des difficultés de l’accès à l’état-civil est la disponibilité des registres mis à la disposition des municipalités au prix de 1000 F CFA. Mais, ces dernières s’insurgent contre ce paradoxe de l’Etat qui continue de prôner la gratuité de l’état-civil. Ce problème connaît déjà un début de solution avec le projet de révision de la loi régissant l’état-civil qui va, assure Mamadou Mallé Cissé, officialiser la gratuité.


Amadou Waïgalo

04 Septembre 2008