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La refondation de l’État du Mali et de notre système de gouvernance s’impose pour un accès égal et équitable de tous aux services publics et privés. En la matière, les outils offerts par les Technologies de l’information et de la communication (Tic) peuvent être mis à contribution afin, à la fois, de mieux servir les usagers et d’arriver à booster les recettes fiscales et autres ressources domestiques.

Cela en facilitant l’accès des administrés aux services et en réduisant au maximum la fraude et autres pratiques similaires. Conscient de cet état de fait, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, à travers la direction nationale de l’Économie numérique, organise, depuis hier dans un hôtel de la place, des ateliers thématiques d’actualité relatifs aux Tic.

L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre Me Harouna Mamadou Toureh. Il avait à ses côtés le directeur national de l’Économie numérique, Abdoul Kader Ky.
Durant quatre jours, trois thèmes majeurs seront débattus par les partisans. Il s’agit de «La modernisation de l’administration à l’aide des outils TIC : état des lieux et quelle solution ou stratégie ? Coûts d’accès aux outils et services TIC : quelle stratégie pour une baisse significative des tarifs ? L’économie numérique : quelle fiscalité pour élargir l’assiette fiscale ?»

Le choix de ces thématiques est loin d’être fortuit. En ces temps modernes, tout processus de développement économique et social doit réserver une place prépondérante aux Tic. Elles constituent des facteurs décisifs de transformation rapide des modèles économiques, sociaux et institutionnels. Ce, en raison de leurs effets transversaux sur tous les secteurs de l’industrie et des services, leur capacité à accélérer les processus. En la matière, les nations développées ont vu leur croissance dopée par la priorité accordée aux Tic, sources importantes de création de richesses et de gain de compétitivité.

Au Mali, la situation numérique se présente de façon inadaptée. Il ressort du document de Politique de développement de l’économie numérique (PENEN) que l’enjeu numérique au Mali pour les années à venir consiste non seulement à pérenniser les acquis, mais surtout à accélérer l’insertion des outils Tic dans l’économie mondiale du savoir. Cela grâce à leur intégration massive et inclusive et leur appropriation par tous les acteurs de la société : État, administration, entreprises et citoyens.

C’est pourquoi, soutiendra Abdoul Kader Ky, des questions récurrentes et pertinentes liées au secteur des Tic et au contexte actuel méritent une attention particulière. Il s’agit, selon lui, d’appréhender le potentiel réel qu’offrent les Technologies de l’information et de la communication. Afin, insistera le directeur national de l’Économie numérique, de pouvoir surmonter la crise multiforme que traverse le pays depuis près d’une décennie. Une crise qui a été doublée par celle sanitaire de Covid-19 ayant affecté tous les secteurs de production et paralysé l’économie nationale. Aussi, importe-t-il de connaître et maîtriser les outils technologiques nécessaires pour une transformation opérationnelle de notre administration, a ajouté Abdoul Kader Ky.

Selon le ministre Harouna Mamadou Toureh, les outils numériques doivent être vulgarisés et accessibles à tous et à moindre coût. Cela est nécessaire pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle en matière de modernisation de l’administration. Surtout face à la crise multiforme et multidimensionnelle à laquelle le pays est confronté.

Cela, a expliqué le ministre en charge de l’Économie numérique, constitue également un des défis majeurs du moment en termes de réduction de la fracture numérique. Pour arriver à relever ce challenge, le gouvernement de transition attend avec impatience les résolutions et les recommandations des spécialistes en vue de leur application diligente au profit des Maliens.

«Au regard de la qualité des experts que vous êtes, je n’ai aucun doute que vos réflexions aboutiront sur des solutions concrètes et pragmatiques aux différentes préoccupations posées», a souligné le chef du département en charge de la Modernisation de l’administration.

Le ministre Harouna Mamadou Toureh a, à cet effet, rappelé qu’il attache une importance particulière aux résultats de ces travaux, car persuadé qu’ils alimenteront «utilement la vision de changement pour un Mali nouveau».


O. D.

Source: ESSOR