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Les pro-Morsi appellent à poursuivre la mobilisation en Égypte, défiant l’ordre de dispersion du gouvernement et faisant craindre de nouvelles violences alors que des responsables internationaux se succèdent au Caire pour tenter une médiation.Après le départ de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle et l’envoyé spécial de l’Union européenne au Moyen-Orient Bernardino Leon sont arrivés dans le pays pour rencontrer gouvernement et opposition. La semaine prochaine, le président américain Barack Obama va dépêcher deux influents sénateurs, Lindsey Graham et John McCain, au Caire pour presser l’armée d’organiser des élections générales et d’accélérer un retour au pouvoir civil. A l’international, les appels se multiplient pour une transition « inclusive » à laquelle participeraient également les Frères musulmans, la puissante confrérie dont est issu le président destitué le 3 juillet par l’armée après des manifestations massives réclamant son départ.Si le gouvernement égyptien a affirmé agir pour mettre fin au « terrorisme » et à une « menace pour la sécurité nationale », plusieurs capitales et défenseurs des droits de l’Homme ont néanmoins appelé les autorités à la retenue, et à respecter le droit de rassemblement. AFP.