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Le nouveau président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a symboliquement refermé vendredi la page de l’ère Robert Mugabe en promettant aux cadres du parti au pouvoir réunis en congrès « un nouveau chemin » au service des « rêves » du pays. S’il a rendu, pour la forme, « hommage » à son prédécesseur, M. Mnangagwa a dénoncé vendredi son bilan.Depuis son investiture, Emmerson Mnangagwa, 75 ans, surnommé le « Crocodile » pour son caractère impitoyable, a promis de redresser l’économie du pays, d’y créer des emplois et d’y faire revenir les investisseurs étrangers.Il s’est également engagé à organiser, « comme prévu », les élections présidentielle et législatives en 2018. Elles seront « libres et justes », a assuré celui qui a déjà été investi candidat du parti pour le scrutin présidentiel. De nombreux opposants ou membres de la société civile doutent toutefois de M. Mnangagwa, ce cacique de l’ancien régime qui s’est signalé comme un exécuteur appliqué des basses œuvres répressives de l’ex-président.Après la nomination de deux généraux au gouvernement, l’opposition s’inquiète désormais d’une militarisation de l’état-major du parti à la faveur du congrès de vendredi.AFP.