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Le ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine a organisé hier mercredi 15 novembre 2017 un atelier de validation de la Politique Nationale d’Intégration Africaine du Mali et son Plan d’Actions 2018-2022.   Il s’agit à travers ce document de mettre en place une vision stratégique de la problématique de l’Intégration Africaine dans toute sa globalité.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du département, Mamadou Diaby. La validation de cette politique nationale d’Intégration Africaine et son Plan d’Actions 2018-2022 permettra de doter notre pays d’une stratégie pour transformer le handicap de sa continentalité en avantage. Vu la position géographique de notre pays, continental, avec 7243 km de frontières, un trait d’union, entre sept pays frontaliers avec chacun desquels, il partage les mêmes communautés ethnolinguistique.  Elle renvoie notre pays à œuvrer pour l’intégration des populations dans le but de favoriser les échanges économiques, sociaux et culturels.  
Pour le secrétaire général du ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine,  Mamadou Diaby, ces fondements sont les expressions de la volonté et de la détermination de  notre pays de réaliser l’unité africaine qui se  reposent sur plusieurs aspects: la transformation accélérée de l’Économie nationale, la libéralisation de l’activité industrielle et commerciale, l’entrée dans l’Économie mondiale, la résolution des problèmes politiques communs et la promotion de l’Union Africaine. A l’en croire, au Mali, la mise en œuvre du processus d’intégration a connu les évolutions majeures à la fois au plan institutionnel et opérationnel. Pour M. Diaby,  l’engagement de notre pays dans le processus d’Intégration Africaine a permis de réaliser des acquis, mais bien de défis et contraintes demeurent encore et qui  se  résument par les  réalisations et chantiers en cours dans le cadre de la Cédéao et de l’Uémoa. Mais il manque, dira-t-il,  une vision stratégique de la problématique de l’Intégration Africaine dans toute sa globalité pour notre pays. Ce qui ne cache pas les acquis  notoires dans les domaines spécifiques (Migration, Commerce et Douane, Affaires Monétaires, Affaires Économiques et Financières, Transports, Agriculture, Industrie, Environnement, Affaires sociales et Culturelles, lutte contre la Drogue, Télécommunication etc.). Il faut ajouter à cela des éléments relatifs à l’Intégration Africaine à travers les documents de politique sectorielle du gouvernement tels que la Politique Nationale de Migration, la Politique Nationale de la Population, la Politique Nationale du Commerce et de la Concurrence, la Politique Nationale du Transport et les Accords et Conventions entre Etats.

La Politique Nationale en matière d’Intégration Africaine clairement définie va permettre de compléter ses acquis. Cependant, il a dénoncé toutefois  les difficultés dont le processus d’Intégration de l’Afrique en général et de l’Afrique de l’Ouest en particulier se trouve confronté et qui sont d’ordres politique, économique et social.

« C’est dans ce contexte à la fois complexe et multiforme et compte tenu de sa volonté et de son engagement pour l’unité africaine que le gouvernement du Mali a vu la nécessité de mettre en place une politique nationale en matière d’Intégration Africaine qui prenne en compte à la fois les dimensions de l’Intégration et sa relation avec le développement dans toutes ses spécificités et en lien avec les politiques sectorielles existantes et les engagements internationaux du Mali en la matière ». C’est sur cette note que le secrétaire a lancé les travaux de validation de cette nouvelle Politique en matière d’Intégration  au compte de notre pays et de son Plan d’action 2018-2022.

Ousmane Daou

L’Indicateur du Renouveau du 16 Novembre 2017