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En faveur de sa 5ème Assemblée générale tenue à la Pyramide de souvenir, le samedi 4 juin 2016, l’Association « Alliance pour la démocratie au Mali » A.DE.MA, a renouvelé sa confiance à la présidente sortante, Mme Sy Kadiatou Sow à la tête d’un nouveau bureau de 28 membres. Reconduit dans ses fonction, la présidente Mme Sy Kadiatou Sow a indiqué que : « L’Alliance pour la démocratie au Mali assimile cet Accord de paix et de réconciliation nationale à une constitution type rédigée à Alger ….. dont le Mali est obligé de s’inspirer pour rédiger la constitution de la IVème République, instaurant un statut fédéral déguisé de l’Etat malien. »

Il faut noter que la présente Assemblée générale a permis de passer en revue les activités réalisées au cours de la période allant de Mai 2011 à Mai 2016, de procéder à la relecture des statuts et règlements intérieur. Elle a permis également de renouveler le bureau de l’Association. Selon la présidente Mme Sy Kadidiatou Sow, cette assemblée générale se tient à un moment extrêmement difficile pour notre pays et particulièrement éprouvant pour la communauté nationale et pour les amis du Mali. En effet, dira-t-elle, chaque semaine apporte hélas son lot de morts, de blessés, de victimes innocentes de la barbarie.  « Oui, notre pays va très mal et nos concitoyens perdent de plus en plus espoir en l’avenir. 

Notre Association continue de croire et avec une profonde angoisse que l’Accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger renferme les germes de la discorde. », a-t-elle dit. Et de rappeler que le gouvernement de la République du Mali, a lui-même formulé des réserves significatives résumées en douze pages. A l’en croire, les documents des différents partis membres de la coalition de la Majorité présidentielle ont relevé dans cet accord des sources de vives inquiétudes sur les risques que certaines dispositions de l’Accord font courir sur l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la cohésion sociale.

Pour elle, l’opposition républicaine et démocratique craint que cet Accord ne conduise à la dislocation pure et simple du pays. « L’Alliance pour la démocratie au Mali assimile cet Accord de paix et de réconciliation nationale à une constitution type rédigée à Alger comparable à ce qu’est pour le Burundi la Charte d’Arusha, dont le Mali est obligé de s’inspirer pour rédiger la constitution de la IVème République, instaurant un statut fédéral déguisé de l’Etat malien.

Malgré la signature de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger en Mai 2015, la situation reste alarmante. L’insécurité s’est installée de façon quasi permanente et générale non seulement dans les régions dites du Nord mais aussi à des degrés divers sur l’ensemble du territoire malien. », a-t-elle dit.

Moussa Dagnoko

06 Juin 2016