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La coordination des associations et ONG féminines (Cafo) de Tombouctou est confrontée à certaines difficultés. Les autorités sur place sont à pied d’œuvre pour atténuer cette situation. Mme Niamoye Alidji, présidente régionale de la Cafo de Tombouctou, nous donne plus d’informations. 

  • Comment se porte la Cafo dans la région de Tombouctou ?
    N. A :
    La Cafo se porte bien dans la région de Tombouctou. On a mis toutes les structures en place dans les quartiers, communes, cercles et jusqu’au niveau régional officiellement. On est en train de travailler avec les partenaires. Actuellement, depuis 2008, au niveau national et 2002 au niveau régional, le bureau n’a pas été renouvelé. De 2002 à 2018, le bureau n’a pas été renouvelé. C’est en 2018 que la grande assemblée s’est levée pour organiser l’assemblée de renouvellement. Parce qu’il le fallait. Car la Cafo n’existait même pas. Elle existe, ici à Tombouctou avec 5, 6 femmes. Et quand elles ne sont pas disponibles, elles envoient n’importe qui à aller leur représenter. Alors qu’il y a des leaders féminins dans la région qui peuvent leur représenter. En 2018, c’était la même chose. L’ancien camp a reconduit le bureau de 2008. Les enfants qui sont nés de 2002 à nos jours, ont 19 ans. Depuis 19 ans, ce sont les mêmes femmes qui dirigent la Cafo. Elles refusent de renouveler le bureau. En 2020, on s’est imposée pour qu’il ait une assemblée générale de renouvellement de bureau à Tombouctou. Il ne faut pas que les anciennes se retrouvent et reconduisent le même bureau. Aujourd’hui, on n’a pas de problème avec l’administration. S’il y a des activités, le préfet et des partenaires nous appellent. Mais il y a toujours l’ancien bureau cherche à perturber, mais nous, on le répond pas. Parce qu’elles sont toujours membres de la Cafo. Il y a des autorités qui sont en train de chercher à nous réconcilier. On attend cette réconciliation, mais en même temps nous faisons notre travail. 
  • Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées à Tombouctou ? 

N. A : Il y a toujours des difficultés, parce qu’on n’a pas été totalement reconnu par l’administration. Quand un étranger doit venir au niveau régional, le préfet m’appeler, il me reconnaît comme la présidente officielle de la Cafo, mais jusqu’à demain, quand il y a des activités où 5 ou 6 femmes participer, le gouvernorat continue à appeler l’autre tout en souhaitant une réconciliation en faveur de ce camp. Nous nous entendons toujours à une réconciliation. Quand on aura cette réconciliation, nous souhaitons que ça trouve qu’on ne leur a pas du mal. 

  • Pour le retour de la paix et de la cohésion sociale au Mali et particulièrement à Tombouctou, que préconisez-vous ? 

N.A : Nous souhaitons une réconciliation entre nous les femmes. Parce que la femme, c’est elle la première conseillère de son mari, de son fils et de sa fille. Donc, si les femmes ne s’attendent pas, les hommes ne vont jamais s’entendre. C’est un cri de cœur à l’endroit de mes sœurs de bien pensé à nos enfants et à leurs futurs. Tant que nous nous ne réconcilions pas, nos enfants vont grandir dans la division et dans la haine. Nous sommes des sœurs, des frères et des amis. Je souhaite qu’il ait une réconciliation entre les femmes du Mali et du monde entier pour que nos hommes et nos fils et filles puissent se réunir. Parce que la paix après Dieu se trouve dans la main de la femme. C’est à nous de protéger notre Mali. Il faut que la population se donne les mains pour que nous finissions avec les mouvements armés. Notre Mali ne mérite pas ça.

Jacques Coulibaly 

@Afribone