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Litige foncier en commune I

Drôle de querelle que celle que cherche un certain Kéïta autour d’une parcelle de terrain que Mme Oumou Soumaoro est en train de mettre en valeur à Boulkassoumbougou, en commune I. Il aura fallu que celle-ci termine de déblayer la parcelle en question et dépensé au bas mot 20 millions de FCFA pour qu’un certain Kéïta la traîne devant le tribunal de la commune I.

Mme Diarra Oumou Soumaoro déclare qu’à Boulkassoumbougou, en commune I, juste après la maison de Dahrat, il y avait un espace vide qui servait de dépôt d’ordures. Elle est allée se renseigner auprès des agents de la mairie, avant d’avoir la confirmation de l’adjoint au maire, Tierno Diouf, que l’espace en question n’était pas occupé.

Elle s’était, ensuite, rendue chez le maire, Mme Konté Fatoumata Doumbia. Celle-ci lui avait délivré un contrat de bail en vue de l’implantation d’un complexe commercial et artisanal sous le numéro n°24/MCI-DB du 31 décembre 2007 et enregistré au niveau du bureau des Domaines le 4 février 2008.

Mme Oumou Soumaoro soutient qu’elle s’était tout de suite attelée à mettre en valeur l’espace en question : dégager les ordures et remblayer le terrain. Le petit frère de feu Dahrat est venu lui dire que le terrain lui appartient. Elle lui a fait comprendre que c’est la mairie qui lui a cédé la parcelle. Il était ensuite allé voir le maire qui, de vive voix, lui avait dit que c’est la mairie qui avait délivré un contrat de bail en bonne et due forme à Mme Oumou Soumaoro.

Forte de cette assurance, Mme Oumou Soumaoro s’était tout de suite mise à clôturer la parcelle. Mais, au moment où elle commença à ériger un petit bâtiment, Noumanzana, un agent de la mairie du District, vint sur les lieux pour lui demander de cesser les travaux.

La raison avancée: Oumou n’avait pas l’autorisation de construire. Il se trouve qu’en ce moment la dame avait déjà dépensé, au bas mot, 20 millions de FCFA. « J’ai aussitôt commencé les démarches nécessaires pour l’obtention d’un permis de construire. J’étais encore là quand j’ai été assignée à comparaître en justice devant le tribunal de première instance de la commune I par un certain Kéïta ».

Après avoir vendu trois de ses maisons en plus d’une partie de son chiffre d’affaires, pour mettre en valeur une parcelle, voilà que Mme Oumou Soumaoro se retrouve prise en tenaille dans un litige foncier, malgré les documents authentiques en sa possession, délivrés par le maire de la commune I. Toutefois, Oumou se dit confiante en la justice de notre pays.

Pierre Fo’o MEDJO

13 Février 2009