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Spécialiste bancaire principal du secteur privé et finances de la Bm, André Ryba, avait à ses côtés Djibrilla A Issa spécialiste financier de la Bm pour la région Afrique et Bakary Koné coordonnateur du Pdsf.

Passer en revue le Pdsf et informer le public, représentaient les principaux objectifs visés par cette mission.

Le bilan du Pdsf a été salué par la mission de la Bm.
Cependant, estime la délégation, beaucoup reste encore à faire dans le secteur financier.

Créé en 2001, afin de soutenir le développement et améliorer l’accès des populations aux services financier, le Pdsf est doté d’un financement de plus de 12 milliards de Fcfa, sur lesquels 57% ont été déjà décaissés.

Le Pdsf comprend quatre composantes : les banques et les marchés céréaliers, les institutions financières non bancaires (assurances et autres), le secteur de la microfinance et le cadre réglementaire.

La première composante, a comme missions d’assainir le système bancaire, permettre à l’état de se retirer du capital des banques ; elle prépare également la privatisation de la Banque Internationale pour le Mali (BIM) ainsi que la restructuration de la Banque de l’habitat du Mali (BHM), a indiqué Mr Ryba.

Six grandes institutions financières ont déjà manifesté leur intérêt pour une participation à son capital, a révélé Mr Ryba.

Banques maliennes, estime Mr Ryba, ont un portefeuille de créances non productives qui doivent être apurées.

Le Pdsf travaille en étroite collaboration avec le SGI, pour que 3 entreprises maliennes soient cotées à la Bourse régionale des valeurs immobilières.

Par rapport à la situation des institutions financières non bancaires, réticence des maliens à souscrire aux assurances a été déplorée par Mr André Ryba.

En effet, 50% du parc automobile au Mali n’est pas assuré et afin d’inciter nos compatriotes à s’assurer, un programme de contrôle des automobiles a été financé dans le cadre du Pdsf.

Des contrôles auront lieu à Bamako et dans trois grandes villes du pays.

Nécessité de restructurer la Caisse des retraites ainsi que l’INPS reste un impératif, pour Mr Ryba, car pour lui « aujourd’hui, l’état prend en charge la cotisation des retraités à 33%. Si d’ici 2030, les paramètres ne sont pas revus, des problèmes d’accumulation d’arriérés surgiront.
Il est important d’avoir un bon système de pension en restructurant la Caisse des retraites et l’Inps pour assurer une fin de vie honorable aux travailleurs
».

Dans le domaine de la finance, une restructuration de la cellule de supervision par le Pdsf a eu lieu.

Ainsi, deux cellules ont été créées : la première s’occupe de la supervision et est rattachée au ministère des économies et des finances ; et la seconde est logée au ministère des investissements privés et des petites et moyennes entreprises.

Egalement, 11 plans d’affaires pour le secteur de la microfinance et 3 plans en informatique ont été élaborés par le Pdsf.

Concernant le cadre réglementaire, les institutions ont besoin d’un cadre légal, permettant de développer le secteur, d’assurer les garanties, le remboursement des crédits …

Afin de prolonger le projet dont la fin de la première phase est prévue pour avril 2006, la banque est dans l’attente d’une requête du Mali.

Pour Mr Ryba, « notre recommandation est positive à cause non seulement de la qualité du travail effectué par le Pdsf mais aussi de ce qu’il reste à faire ».

04 novembre 2005.