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Le gouvernement malien et l’ambassade des Pays Bas à travers l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (API) et la Netherlands-african business council (NABC) organisent depuis le 3 novembre dernier une mission commerciale des Pays-Bas dans notre pays. Celle-ci a été lancée, hier lundi 4 novembre, à l’hôtel Salam au cours d’une cérémonie présidée par le ministre du commerce, Abdel Karim Konaté en présence de deux autres de ses collègues du gouvernement et de l’ambassadeur des Pays Bas au Mali. Cette forte délégation de onze entreprises néerlandaises et les opérateurs économiques maliens ont identifié plusieurs sous-secteurs d’investissements pour les partenariats commerciaux.

La présente mission d’hommes d’affaires des Pays Bas au Mali vise à créer les conditions pour favoriser les relations d’affaires entre les entreprises néerlandaises et leurs homologues maliennes en vue de donner une autre dimension à la coopération entre les deux pays.

Cela à travers le développement des relations d’affaires entre les deux pays. Parmi les sous-secteurs identifiés pour les d’éventuels partenariats, il y a : les semences, les oléagineux, l’élevage, la pisciculture, l’aliment bétail et le poisson, l’aviculture, la production laitière, la transformation agro-alimentaire, le maraîchage, l’horticulture, les engrais, le transport et la logistique, l’outillage industriel et les infrastructures. Ces domaines d’activités sont tous représentés dans la forte délégation néerlandaise comprenant les responsables de onze grandes entreprises conduits par Paul van de Ven. Celui-ci dira que les Pays Bas avec son nouveau Roi et le Mali avec son nouveau président vont ouvrir une nouvelle page dans leur relation vieille de plus de 40 ans.

Il a rappelé que les deux pays ont beaucoup de choses en commun tant en terme d’histoire, de sport et d’atouts économiques. Quant à l’ambassadeur des Pays Bas au Mali, Maarten Brouwer, il a souligné que cette mission, reportée l’année dernière à cause de la crise, se justifie aujourd’hui avec la ferme volonté des nouvelles autorités maliennes de faire du secteur privé le moteur de la croissance économique.

Le ministre du commerce, Abdel Karim Konaté a indiqué que cette mission se tient à un moment ou notre pays se redresse grâce à l’appui de la communauté internationale dont les Pays Bas qui vient de répondre favorablement à l’appel des Nations Unies en mettant des hélicoptères et des hommes à la disposition de la MINUSMA.

Le ministre Konaté a remercié les organisateurs de la présente mission avant d’inviter les opérateurs économiques maliens à s’investir pour tirer le maximum de profit de cette opportunité tout en répondant à des exigences de qualité. Mais aussi, il espère que cette mission amorcera une collaboration entre les structures en charge de promouvoir les investissements et le commerce entre les deux pays.

Le ministre délégué en chargé de la promotion des investissements et de l’initiative privé, Moustapha Ben Barka a laissé entendre que les secteurs d’interventions retenus sont en parfaite harmonie avec la vision du gouvernement malien.

Il a invité les amis néerlandais à mettre leur expertise à la disposition des hommes d’affaires maliens notamment en matière de transformation du lait pour que le Mali puisse valoriser et exporter ce produit. Il a souligné avec force, que la volonté politique n’a jamais été aussi forte pour accompagner le secteur privé. Son homologue de l’industrie et des mines, Dr Boubou Cissé a souhaité que les hommes d’affaires néerlandais puissent étendre leurs inventions au secteur minier pour lequel le Mali dispose des atouts remarquables.

Des atouts d’investissements surtout à l’Office du Niger

Certes pays enclavé, le Mali de part sa position géographique est un hub dans la sous-région à partir duquel on peut accéder au marché de la zone UEMOA. Dans un exposé, le chef du département promotion et facilitation des investissements de l’API, Mme Bagayoko Aminata Traoré a fait ressortir les différents secteurs porteurs de notre pays. Selon elle, le Mali excelle dans beaucoup de secteurs. Ainsi, elle a cité la transformation de la chaux utilisée dans l’exploitation aurifère, les fruits et légumes, les oléagineux, les céréales, le bétail-viande, les énergies renouvelables, le tourisme…

Elle a aussi parlé de l’existence à l’API, du guichet unique de création d’entreprise en 72 heures.

Dans la série des opportunités d’investissements, l’Office du Niger a aussi été présenté aux partenaires néerlandais. En effet, selon le directeur des aménagements de l’Office du Niger, les Pays Bas a été l’un des premiers partenaires de l’Office en matière d’aménagement et d’amélioration de la productivité.

Une projection a permis de présenter les atouts d’investissements de l’office qui compte plus d’un million d’hectares irrigables. Outre la culture du riz pour lequel il assure 53% des besoins du pays, l’Office s’oriente vers les cultures maraîchères comme la pomme de terre, l’échalote-oignon, sans oublier la culture du blé et de la canne à sucre. Malheureusement, malgré ses immenses potentialités, la zone office ne compte pas d’unités de transformation et de conservation des productions.

Youssouf CAMARA

05 Novembre 2013