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La salle de conférence du ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine a abrité, le jeudi 1 septembre 2016, l’atelier sur la mise en œuvre de la résolution 2295 (2016) du Conseil de sécurité des Nations Unies, relative au mandat de la MINUSMA. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par son ministre, Abdoulaye Diop en présence du Haut-représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, Mahamadou Diagouraga et bien d’autres invités.
Il faut rappeler que depuis 2012, le Mali a été sévèrement éprouvé par une crise qui a mis en mal le tissu politico-social et économique. C’est à la faveur de la résolution de cette crise que les plus hautes autorités de notre pays ont fait appel à l’Organisation des Nations Unies, qui a déployé au Mali la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), avec un mandat annuel. Dans le cadre du renouvellement de ce mandat, dira dans son discours d’ouverture le ministre Diop, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies a adopté, le 29 juin 2016, la résolution 2295 (2016) qui proroge le mandat de la MINUSMA jusqu’au 30 juin 2017. A travers cette résolution, selon lui, le Conseil de sécurité a décidé que la priorité stratégique de la MINUSMA sera d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en particulier ses dispositions relatives au rétablissement et à l’extension progressive de l’autorité de l’Etat. Par ailleurs, il a indiqué que le Conseil de sécurité a demandé à la MINUSMA d’adopter une posture plus proactive et robuste afin de mener à bien son mandat et l’a autorisée donc à utiliser tous les moyens nécessaires à cette fin, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement. « Pour traduire dans les faits et sur le terrain les innovations qu’apporte la résolution 2295 (2016), une réelle appropriation de son contenu par les départements sectoriels impliqués dans sa mise en œuvre s’avère nécessaire. De même, il est essentiel de dégager une vision commune de mise en œuvre de la résolution, à travers l’élaboration d’indicateurs mesurables. C’est tout le sens de l’atelier de ce matin », a-t-il dit. A ce propos, il a exhorté les participants à un examen minutieux des dispositions de la résolution 2295 (2016) pour en identifier les tâches prioritaires que le Conseil de sécurité a bien voulu confiées, d’une part au Gouvernement du Mali et d’autre part à la MINUSMA et d’élaborer un document de stratégie et de planification pour le suivi de la dite résolution.

Moussa Dagnoko

Du 2 Septembre 2016