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«Nous ne participeront pas à la formation du gouvernement d’Union nationale avant la tenue d’une concertation nationale qui doit d’abord définir les conditions de la transition dans tous ses aspects, notamment la durée de la transition, ses organes, le plan de la reconquête du nord et les élections…» . Telles sont les conditions sine qua non pour que les membres du MP22 envoient leurs CV en vue de figurer dans un gouvernement d’Union nationale, a déclaré la présidente du MP22, Pr Rokia Sanogo.

Les responsables du MP22 étaient, le mardi 14 Août, face à la presse pour donner leur position sur la formation d’un gouvernement d’union nationale de la transition au Mali.

La présidente du MP22, Rokia Sanogo, a indiué que son regroupement veut bel et bien figurer dans le gouvernement de transition pour servir son pays afin de le sortir dans l’ornière. Mais, dit-elle, il faut d’abord des préalables pour sa formation. Elle a rappelé que la faillite de l’Etat est à la base des crises institutionnelles et politiques ainsi que l’occupation du nord. Selon elle, la gestion d’une telle crise aussi profonde nécessite l’implication du peuple tout entier, à travers, l’organisation une conférence nationale souveraine. Vouloir chercher à exclure le peuple dans sa résolution ne fera qu’aggraver la situation, a précisé le professeur.

Pour elle, au regard de la Constitution, la création de nouveaux organes de transition, la feuille de route, la mise en place d’un gouvernement de transition sont de la seule compétence du peuple. Ceux-ci ne sauraient être imposés ni par la CEDEAO ni par la Communauté internationale en faisant fi de la volonté populaire.

Aussi, l’assainissement de l’Etat et de ses Institutions est une condition majeure. Il ne saurait être mené à terme à la satisfaction du peuple qu’à condition d’être conduit par des hommes et des femmes intègres et légitimes.

Le MP22 compte sur les forces de l’ordre et de sécurité du Mali pour libérer le nord du joug des bandits armés et des islamistes et non une intervention des troupes de la CEDEAO. Car, poursuit-t- elle, l’institution sous régionale entend internationaliser cette crise pour en faire le Mali un champ de bataille où s’affronteront les forces étrangères dont les populations seront les principales victimes.

Pour le Dr Oumar Mariko, Dioncounda Traoré et les membres du FDR sont responsables de la situation actuelle où se trouve plongée le Mali. Toutes les décisions prises par la CEDEAO à propos de la crise du Mali ne relève pas de sa compétence. Il a souligné que toutes les personnes qui ont pillé le pays sont restées ensemble et ils peaufinent des stratégies en complicité avec la communauté internationale pour revenir aux affaires.

A le croire, la crise du nord du Mali peut être gérer par les Maliens sans l’aide de la CEDEAO à condition que les Maliens s’écoutent.

Falé COULIBALY

16 Août 2012