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Le Parti pour l’éducation, la culture, la santé, l’agriculture et l’éducation au Mali (Pecsam), parti qui se réclame de l’opposition, a été exclu des Céni locales dans certaines localités. C’est du moins ce que l’on apprend de source proche de ce parti.

Contacté par téléphone, le président du parti, Oumar Sanogo confirme qu’à Kalabancoro, dans le cercle de Kati, à Macina, Yorosso, Baraoueli, Bla, Moribabougou, sa formation a été « chassée et exclue » de la composition de la Commission nationale indépendante locale.

A en croire le président du Pecsam, le motif avancé est que le Pecsam ne serait pas « connu » dans ces principales localités. Cet argument est rejeté par M. Sanogo. Le président du parti dénonce cette attitude des formations politiques. Selon lui, il ne s’agit pas de reconnaissance d’un parti politique, mais de respect de la loi.

La mise en place de la Céni a donné lieu à un bras de fer qui a opposé d’un côté le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales et le Rassemblement pour Mali (RPM) du président de l’Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Keita et les partis politiques de l’opposition (Bara, Pecsam) entre eux.

Si ces principaux différends ont trouvé une solution, il n’est pas sûr qu’elle soit acceptée par tous. En effet, le Pecsam conteste toujours le poste de l’opposition au sein de Céni (nationale) attribué au Bara du Pr. Yoro Diakité.

Quant au contentieux qui opposait le RPM et ses alliés COPP, CD, RDR, RJP et RDT au ministère de l’Administration territoriale, il a été vidé par la Cour suprême. Cette haute juridiction a déclaré « irrecevable pour défaut de fiabilité et d’intérêt à agir » la plainte qu’avait déposée le RPM et ses alliés pour demander l’annulation du décret de nomination des membres de la Céni.

Denis Koné

23 novembre 2006.